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Furet - vison Elevage, forum
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Joined: 24 Oct 2008 Posts: 1,964
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Posted: Wed 5 Nov 2008 - 12:03 Post subject: nourriture en permanence |
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Les furets ont besoin de disposer de nourriture en permanence. (Dimanche 20 octobre 2002) (pt. 10)
FAUX. Depuis de nombreuses années, j’ai essayé de remonter à l’origine de ce mythe, sans y parvenir. Je crois savoir qu’il (le mythe, NDT) n’est pas à l’origine fondé sur une étude ou des recommandations scientifiques. Je ne pense pas qu’il ait démarré comme « les furets doivent être nourris tout le temps », mais plutôt à partir d’une incompréhension des besoins métaboliques du furet, peut-être associée à l’observation que les furets nourris de croquettes vont faire de nombreux petits repas. Quelle que soit la raison, l’idée selon laquelle les furets ont besoin de nourriture disponible en permanence, est clairement une erreur. Ni les furets néo-zélandais, retournés à la nature, ni les putois d’Europe ou les furets tenus enfermés depuis 2000 ans n’ont eu de nourriture disponible en permanence ; pourquoi nos furets seraient différents d’une manière ou d’une autre ? En fait, une immense quantité de données suggère que la pratique nommée « nourrissage ad libitum » (ou ad lib ; nourrir à volonté » amène à l’obésité et aux maladies associées.
Je pense que l’idée résulte du régime alimentaire à base de croquettes. Les féculents hautement raffinés et transformés présents dans les croquettes sont convertis d’abord en sucres disaccharides au cours de la digestion et, in fine, en glucose, ou sucre sanguin. Un taux élevé de sucre dans le sang provoque la sécrétion d’insuline par le pancréas, alors qu’un manque entraîne une sécrétion de glucagon. Le glucagon stimule les cellules et les organes afin qu’ils mobilisent et libèrent les réserves d’énergie, et augmente le métabolisme de l’ATP (adénosine triphosphate, molécule qui libère l’énergie nécessaire au travail des muscles NDT). L’insuline fait l’inverse. Quand un furet fait un repas riche en féculents, hydrates de carbone ; la conséquence est un formidable accroissement du taux de sucre sanguin, auquel correspond une sécrétion importante d’insuline qui va provoquer un déplacement du sucre sanguin à partir du sérum jusqu’aux cellules du corps. Une fois absorbé, le glucose est converti en glycogène par les tissus musculaires et le foie. L’excès de glycogène est converti par le foie en acides gras et stocké sous forme de graisse aussi bien dans le foie que dans tout le corps. L’augmentation du taux de sucre sanguin est détectée par le pancréas, et le glucagon est libéré, ce qui provoque une mise en circulation du glycogène. La forte présence d’insuline dans le sang va initier une série de processus menant à la sensation de satiété, alors que le glucagon fait démarrer quant à lui d’autres processus menant à la sensation de faim. Donc, quand un furet mange des croquettes, l’augmentation (du taux de sucre sanguin, NDT) coupe la sensation de faim, et notre furet s’en va rassasié (mais peut-être sans avoir satisfait ses besoins métaboliques ou nutritionnels). Lorsque le taux de sucre sanguin chute, la sensation de faim est stimulée et le furet retourne à sa gamelle dans un laps de temps relativement faible.
En comparaison, un furet qui mange de la viande de subit pas l’augmentation rapide du taux de sucre sanguin, parce qu’il ne consomme pas de quantité significative d’hydrates de carbone. Chez ces furets, la genèse du glucose par le foie est beaucoup plus lente, donc la sensation de faim demeure plus longtemps, et ils mangent plus (certains carnivores semblent PERPETUELLEMENT affamés). Parce que le taux de sucre sanguin augmente plus lentement, ces furets retournent à leur gamelle moins souvent. Quand les gens disent : « les furets mangent pour satisfaire leurs besoins énergétiques », ils parlent de ce mécanisme de base (relation glucose/satiété, NDT).
Cela signifie que la tendance qu’ont les furets à se nourrir fréquemment est causée par la nourriture qu’ils absorbent. Point essentiel du raisonnement : quand les furets mangeur de croquettes retournent à leur gamelle, ils se trouvent déjà en excédent énergétique. Cela étant, ils sont contraints de manger encore, suite à la chute de leur taux de sucre sanguin, alors qu’ils possèdent de considérables réserves d’énergie stockées sous forme de glycogène et de graisses. Avec le temps, ces furets deviennent obèses ce qui les rend moins actifs, et amoindrit leur tonus musculaire.
Les furets nourris de viande demeurent en contrepartie solides et musclés, et sont beaucoup plus actifs.
Le nombre de fois qu’un furet doit manger est DIRECTEMENT fonction de la qualité nutritionnelle de ses repas, de la concentration en élément nutritifs, et de la capacité d’extension de son estomac. Les nourritures de haute qualité, concentrées en éléments nutritifs (carcasses animales) ne nécessitent que peu de nourrissages par unité de temps, comparées aux aliments de piètre qualité, aux éléments nutritifs dilués (croquettes) assurent leur rôle quant à remplir l’estomac. Même si (l’estomac est rempli, NDT), le nombre de fois qu’un furet nourri de croquettes est obligé par son métabolisme de se rendre à sa gamelle n’est jamais celui qu’il devrait être en réalité. Ceci nous ramène à l’impact des féculents sur le taux de sucre sanguin. La raison pour laquelle beaucoup de gens remarquent la masse musculaire des furets européens est que beaucoup d’entre eux sont nourris de viande plutôt que de croquettes tous les jours et à chaque repas. Il ne s’agit PAS de facteurs génétiques – mais purement et simplement d’une question d’alimentation ! (Le fait de vivre en cage influe également, mais à activité physique égale, un régime composé de croquettes donnera TOUJOURS des furets gras !).
Nombre de gens argueront que la nourriture proposée à volonté aux furets est la meilleure solution, car ils avancent comme une « hypothèse » l’argument selon lequel aucune étude (sur la nutrition des furets, NDRT) n’a été menée. Un tel argument est plus qu’idiot, et démontre que ces personnes non seulement ignorent les fondements du métabolisme énergétique, mais sont incapables d’effectuer des calculs caloriques simples (calories apportées > calories dépensées = calories stockées sous forme de graisses). Alors que le nourrissage à volonté PEUT être indiqué dans le cas dans de cas de furets très malades dont l’existence est compromise, étendre un tel régime aux furets en bonne santé est leur donner un aller simple dans le Train de l’Obésité, avec pour destination la Mort Prochaine.
TOUTES les études menées sur l’alimentation des carnivores (quelle que soit l’espèce), démontrent que nourrir à volonté des animaux les fait mourir plus jeunes, à cause des effets induits par l’obésité, tels que les maladies cardio-vasculaires, problèmes rénaux, maladies du foie et du pancréas. Les furets sont nos égaux, concernant l’obésité : ils présentent également un accroissement de la sédentarité, les fréquentes variations du taux de sucre sanguin, la flaccidité marquée des muscles, l’augmentation du dépôt de l’excès graisseux, la détérioration des articulations causée par le surpoids et la surcharge de travail imposée à de nombreux organes.
Camarades, ceci n’est pas une hypothèse mais un fait, même si une étude spécifique aux furets n’a pas encore été publiée. Les radiations tuent les moustiques, la chaleur tue les rats, le cyanure tue les chats, la faim tue les chauves-souris ; pas besoin d’entreprendre une étude sur les furets pour savoir que les mêmes causes entraînent les mêmes effets. Il y a eu tant d’études de faites sur l’alimentation donnée à volonté à des mammifères tels que les humains, les rats, les chiens, les chats, les primates, les canidés sauvages, les loutres, et des douzaines d’autres espèces, que les résultats peuvent être considérées comme une règle générale en physiologie (c’est le secret de la médecine vétérinaire, la physiologie des mammifères est à ce point similaire (quelle que soit l’espèce, NDT) que les vétérinaires n’ont plus qu’à apprendre les exceptions). A propos d’exceptions, les seuls mammifères dérogeant à la règle sont les herbivores sauvages, qui consomment une nourriture si peu nutritive qu’ils doivent manger continuellement pour arriver à satisfaire leurs besoins en nutriments. En conclusion, non seulement les furets n’ont pas besoin de recevoir leur nourriture à volonté, mais pratiquer ainsi peut réellement affecter leur santé.
Bob C [Posté chez FML publication 3942] _________________ furet
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