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besoins nutritionnels furets

 
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PostPosted: Sun 9 Nov 2008 - 22:04    Post subject: besoins nutritionnels furets Reply with quote

Articles de BOB CHURCH parus au FFML (Forum Ferret Mailing List) en mai et juin 1998. 
 
  Article 1 Introduction au régime alimentaire du furet posté au FFML le 13 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church (c620213@showme.missouri.edu ) l’auteur de cette série d’articles, bien que possédant une vingtaine de furets, ne se présente pas comme un expert de cette race ou comme un nutritionniste. Apparemment son job concerne la reconstitution des régimes alimentaires pour les humains et les mammifères (actuel ou du passé), ses spécialités sont la paléoécologie et la paléonutrition.
Bob Church explique que cette série d’articles va sûrement soulever des controverses parmi les habitués des furets et demande le respect de la Net Etiquette qui est ouverte à toute discussion courtoise.
 
Il écrit :
<< S'il y a beaucoup de publications sur la plupart des régimes alimentaires des animaux domestiques et de zoo, il y a peu d’éléments qui ont été publiés sur les besoins nutritionnels des furets ( ou les articles restent non publiés).
Ce manque d’informations précises oblige les possesseurs de furet à effectuer des extrapolations à partir des données d’autres espèces comme le vison, la belette ou le chat. Ceci peut conduire à la préconisation de régimes alimentaires non équilibrés.>>
Pour Bob Church " l’alimentation " consiste dans l’ensemble des matières liquides et solides qui est consommé pour se maintenir en vie.
Il écrit :
<< La quantité et la qualité de l’alimentation ont un rôle déterminant sur la santé et la vigueur d’un individu ainsi que sur sa capacité à se reproduire, sur son activité mentale et sa résistance aux maladies. Il existe un certain nombre d’idées fausses auxquelles les amateurs de furets sont confrontés journellement lorsqu’ils doivent sélectionner les nourritures à chat les plus adaptées à leurs petits démons.
Par exemple : vous utilisez, depuis un certain temps déjà, une nourriture sèche pour chat pour alimenter votre furet, elle contient : 30% de protéines et 15% de matières grasses, celui-ci est en très bonne santé. Mais ,si pour une raison ou une autre vous êtes forcés de lui donner des croquettes à chat de moins bonne qualité ne contenant plus que 20% de protéines et 10% de matières grasses, cela ne devrait pas nuire à la santé du furet, celui-ci s’adaptera en mangeant plus de façon à satisfaire ses besoins nutritionnels. Dans ce cas, je ne prends pas en compte les effets des calories en excès supplémentaires ni les effets à long terme des additifs. Tout ce que je dis à ce stade, c’est que devant une nourriture de plus basse qualité : le furet mangera plus pour compenser (ce qui signifie aussi plus de déjections).
Le second point qui doit être pris en compte sur la qualité de la nourriture est que celle-ci doit inclure en quantité suffisante des acides aminés et des acides gras essentiels (ces points seront explicités de façon plus détaillés par la suite).
Si un de ces acides essentiels manque à long terme, des problèmes graves de santé apparaîtront. Même certaines carences, à court terme, peuvent être néfastes.
Le point important est de procurer au furet (ou à tout animal) une alimentation équilibrée qui correspond aux besoins nutritionnels pour la croissance et l’entretien des fonctions organiques.
Le fond du problème de cette discussion porte sur la qualité de la nourriture >>
 
Article 2 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 14 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church constate à l’analyse du crâne et d’ossements d’un putois européen que l’ensemble des os, que ce soit au niveau de la forme ou de la taille, sont quasiment identiques à ceux des furets. Les seules différences sont sur l’épaisseur et la densité de la matière osseuse, les os de putois sont plus robustes.
Cette différence ne vient pas du fait de la domestication puisqu’il n’y a pas de différence dans les os du squelette d’un putois et d’un furet redevenu sauvage (N.D.T : Note Du Traducteur Il existe en Nouvelle Zélande, une population de furets redevenus sauvages).Une partie de ces différences peut provenir de la stérilisation, mais une partie seulement.
Bob Church en déduit que ces différences proviennent de l’alimentation.
Bob Church écrit :
<< Qu’est ce qu’une bonne alimentation pour un furet ? Il y a quelques années, une publication indiquait que les besoins nutritionnels des furets avaient été définis. Est-ce que cela signifie que les fabricants d’aliments pour furets veulent vous " mener en bateau " ?
Voyons, les scientifiques ont investi beaucoup de temps et d’argent à étudier les besoins alimentaires des humains sans oublier les chats, les chiens, le bétail ... ; et, le chemin est encore long avant d’en comprendre les mécanismes, ceci, malgré plus d’un siècle d’études.
Les études sur les furets sont beaucoup plus récentes et la plupart ne sont pas publiées. Pensez-vous que les connaissances sur les besoins nutritionnels des furets soient équivalentes à celles de l’homme ou des chiens ?
Le régime alimentaire optimal pour un animal est celui qu’il a l’habitude de manger dans la nature et qui lui apporte les éléments nutritifs et les fibres dont il a besoin.
En d’autres termes, le parfait régime alimentaire pour un furet serait celui d’un putois européen (sauvage) vivant dans son habitat naturel et ancestral.
Ce régime alimentaire inclut des grenouilles, des crapauds, des souris, des rats, des campagnols, des lapins, des oiseaux, des insectes, des baies, et des charognes qui sont entièrement mangés, poils, os et ongles compris.
Ce type d’alimentation étant difficilement approvisionnable et stockable, la plupart des gens utilise les aliments disponibles dans le commerce, nourriture en boîte, " croquettes semi-molles ", et croquettes déshydratées (qui ont une durée de conservation importante).
Les aliments en boîte apparaissent au premier abord, plus " naturels " au niveau de la forme et de la texture, mais ceci n’est pas toujours vrai.
Souvent, ce qui ressemble à un morceau de bœuf peut être de nos jours un mélange, de sous-produits de viande et de farines végétales, mis en forme et texturé comme un vrai morceau de viande, le tout recouvert d’une sauce épaisse (N.D.T. : voir les cerises de bœuf ( faux tournedos) et la composition de certains hamburgers à 50% de viande).
Déshydratez un peu ce morceau de bœuf et vous avez des " croquettes semi-molles " ? (Moist cake) (N.D.T. : je ne vois pas trop, chez nous, à quoi correspond ce type d’aliment en dehors de certaines friandises pour chiens ou chats).
Vous continuez la déshydratation et vous obtenez des croquettes sèches.
Un conseil : si le fabricant n’indique pas expressément sur l’emballage, morceau de steak cela n’en est pas !. (N.D.T. : il peut s’agir de sous-produits de bœuf)
Bien , les sous-produits sont ce qui reste quant une carcasse (bœuf, poulet ...) a été dépouillée de ce qui est utilisé pour la consommation humaine. Certains restes de la carcasse ont été enlevés pour faire les hot-dogs. Ainsi, sous-produits de bœuf ne veut pas dire que vous ayez un produit de qualité à base de bœuf.
Ces produits tout prêt sont des aliments pratiques qui ne sentent pas trop mauvais, qui se gardent longtemps, et qui sont acceptables pour les " ouistitis des tapis " qui, après les avoir mémorisé olfactivement comme nourriture, les apprécient autant que le ferait un putois vis à vis d’une grenouille bien grasse.
Généralement, les % de protéines, de matières grasses, sont corrects, et ces produits ont été chauffés à un tel point qu’aucune bactérie ne subsiste. La plupart de ceux-ci peuvent remplacer une nourriture naturelle avec des exceptions (Dans ces discussions, lorsque j’utilise le mot " naturel ", je fais référence au régime alimentaire du putois sauvage, pas obligatoirement à ce qui provient des magasins " BIO ").
 
Depuis le plio-pléistocène (quelques millions d’années) à nos jours, les putois ont quasiment consommé la même nourriture ancestrale. Cependant, il y a quelques milliers d’années, des grands singes debout ont domestiqué quelques putois les baptisant " furets ". Mais même, ces furets ont eu une nourriture proche de celle des putois à base de viande fraîche avec peut-être plus de lapin.
Il y a une vingtaine d’années, Purina a trouvé qu’il pourrait tirer profit de la vente de nourriture pour les furets de laboratoire. Un nouveau secteur industriel était né.
Aujourd’hui, environ une demi douzaine de sociétés fabrique de la nourriture pour furets, la plupart sous forme de croquettes sèches. Toutes ces entreprises prétendent produire une alimentation complète et équilibrée (définie suivant les normes gouvernementales, mais qui n’est pas forcément une nourriture optimum).
Ces nourritures industrielles reflètent aussi les critères et les goûts des possesseurs de furets : comme, une bonne odeur, des formes et des couleurs de croquettes spécifiques (les furets sont peu sensibles aux couleurs ! ! !)
Pour rendre les croquettes plus appétissantes, souvent des petites quantités de sucre ou de sel sont ajoutés, car la plupart des mammifères en raffolent.
Questions réponses :
Sur une boîte de croquettes vous lisez : 35% de protéines et 15% de matières grasses , le premier élément indiqué dans la liste des constituants est sous-produits de viande de volaille, suivi par du maïs et une demi douzaine d’autres ingrédients.
Est-ce un bon produit ? Cela y ressemble.
Par exemple dans ce cas, la volaille peut représenter 20% du total suivi par 18% de maïs ; mais dont les autres constituants de teneur individuelle inférieure à 18% sont tous non issus de viande et totalisent 62%.
Est-ce toujours un bon produit ?
Les fabricants sont tenus d’indiquer, sur l’emballage, les ingrédients entrant dans la composition des croquettes, ceux-ci étant listés par ordre d’importance décroissante. Ainsi, des croquettes peuvent pour 80% être constituées de riz, de maïs, de blé et de soja, et que, malgré tout, la viande apparaisse comme le premier ingrédient dans la liste.
Encore pire, le % de protéines indiqué sur la boîte comprend toutes les sources de protéines. Ainsi, des croquettes contenant 35% de protéines et des viandes comme premier constituant (tel qu’indiqué sur l’emballage) ne peuvent très bien contenir en réalité que 15% de protéines d’origines animales et 20% d’origines végétales.
Un conseil: si il n’est pas clairement mentionné sur l’emballage 35% de protéines provenant de viande de volaille ou de bœuf.., il n’y a aucune illusion à se faire : voilà où et comment essayer de tromper légalement les gens sans aucune inexactitude mentionnée sur les emballages ".
 
 
 
Article 3 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 15 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Tout le monde sait que les furets ont besoin de beaucoup de protéines et de matières grasses, aussi voit-on souvent des propriétaires de furets en train de déchiffrer les % de protéines et de matières grasses indiqués sur les boîtes de nourriture pour chat.
Mais on doit savoir que la comparaison de ces % n’est pas toujours aisée même pour des croquettes; en particulier, en raison de taux d’humidité différents. Heureusement avec l’aide d’une calculette on peut s’en tirer.
Prenons par exemple dans le tableau ci-dessous 3 types d’aliments différents :
A : nourriture sèche : ex :croquettes déshydratées
B : nourriture" semi-molle " : ex :croquettes " semi-molles "
C : nourriture humide : ex :boites ou barquettes
Référence aliment
Taux d’humidité en % (EAU)
% de protéines
A
10 %
30 %
B
15 %
25 %
C
50 %
20 %
 
pour comparer ces aliments entre eux et savoir s’ils correspondent aux besoins des furets, calculer le % de protéines brutes par rapport à la matière sèche .C’est à dire (% protéines divisé /(100% - % d’humidité)) soit pour A 30%(100%-10%)=33,3% de protéines B 25%(100%-15%)=29,4% de protéines
C 20%(100%-50%)=40% de protéines
(N.D.T : il est couramment admis, par l’ensemble des personnes écrivant sur les furets ,qu’une nourriture correcte pour eux doit avoir un taux de protéines supérieur à 30% et un taux de matières grasses égale ou supérieur à 20%.
A ce stade vous avez calculé le taux brut de protéines sur la matière sèche; mais ces protéines peuvent être du tendon , de la peau, des poils, ou des plumes. Ce taux ci de protéines peut être satisfaisant pour des furets mais il manque deux éléments d’information importants: c’est la valeur biologique de ces protéines et leur digestibilité.
    1. Valeur biologique

Cette valeur dépend des acides aminés contenus et sera différente selon le consommateur. Cette valeur sera différente pour une même nourriture si celle-ci est consommée par un carnivore comme le furet ou un herbivore comme la vache .Cela dépendra de la liste des acides aminés essentiels de l’espèce considérée( acides aminés essentiels: ceux qui sont nécessaires à la vie mais dont l’organisme n’est pas capable d’en assurer la synthèse).
2)Digestibilité
C’est la facilité avec laquelle le tractus gastro-intestinal permet l’absorption de protéines( ou autres) contenues dans l’alimentation .Par exemple, une boule de poils (100% de protéines aura un index de digestibilité de 1% comparé à de la viande qui est ingérable à 80-90%) donc par exemple protéines " provenant de boeuf " ne veut pas dire qu’elles seront aisément assimilables.
Le taux réel utilisable, par l’organisme, pour les protéines, est le produit de trois facteurs précités (% brut de protéines)x(% valeur biologique)x(% digestibilité). Par exemple avec un taux de protéines de 35% , selon le produit utilisé, le taux de protéines réellement assimilé sera entre 10 et 2%.
Mais d’où viennent ces protéines ?
Lorsque j’étais adolescent, j’ai travaillé dans les abattoirs d’un élevage de poulet; je pendais les poulets par les pattes sur le crochet d’une chaîne, ces derniers après aspersion de saumure, étaient électrocutés et plumés, ensuite toujours à la chaîne, les pattes et la tête étaient ôtées, puis ils étaient saignés et éviscérés Après un rapide contrôle sanitaire, le coeur, le foie, le gésier et le corps du poulet étaient conditionnés pour la consommation humaine. Les parties résiduelles ( plumes, tête, pattes, sang, intestins et les morceaux non conformes et appelés sous produits de volailles ou de poulet ) constituaient la majeure partie de la plupart des nourritures pour chats et furets.
Le même processus et la même appellation se produisent pour le boeuf, le porc, la dinde ou le mouton.(N.D.T : dans un passé proche vous aviez entrant dans la fabrication des farines pour animaux, les moutons morts de la tremblante ! !).
L’appellation farine de volaille( poultry meal) peut correspondre à toute chose fabriquée avec des dindes ou poulets entiers, hachés et réduits à l’état de farine.(N.D.T :le premier cas " volaille entière "est évidemment celui qui est le plus proche d’une alimentation d’un mustélidé sauvage).
A moins que la boite de nourriture ne porte l’inscription 100% morceaux de boeuf ou de volaille (pas de sous produits) vous ne pouvez avoir aucune idée de la composition.
Récemment, quelques fabricants d’aliments ont mis sur le marché des produits onéreux issus de morceaux de boeuf de qualité.(un conseil : évitez les produits utilisant les termes " sous produits animaux "(de viande), farine de sous produits de volaille, farine de viande, farine de protéines, hydrolysat. (N.D.T :il ne reste plus guère de marques de croquettes satisfaisantes ! !)
Comment les furets réagissent ils à ce type de nourriture ?
Généralement ils mangent plus, car de façon instinctive ils consommeront les quantités nécessaires pour trouver les substances indispensables à leur survie. L’inconvénient est qu’en mangeant plus ils pourront devenir obèses ( aussi une plus grosse quantité de déjections dans les coins) principalement parce que les croquettes leurs fournissent beaucoup de calories inutiles sous forme, de farine de maïs, de riz, de blé (hydrates de carbone et sucres) qui sont nécessaires à la réalisation de la pâte alimentaire servant à fabriquer les croquettes.
Encore une dernière chose concernant les sous produits. Supposez qu’un furet attrape et mange une souris entière ,si vous comparez le pourcentage en poids de la masse musculaire rapportée au poids des organes produisant ou stockant des hormones, vous verrez que c’est la masse musculaire qui l’emporte. Dans le cas de sous produits d’origines animales, il est évident que le % de viande musculaire est très faible devant les organes internes. Ainsi par rapport à un animal entier dans les sous produits vous avez une augmentation très importante du taux de protéines provenant de glandes thyroïdes, pancréas, thymus, surrénales. Des corrélations certaines ont été établies entre la consommation de produits de ce type à fort taux d’hormones et certaines maladies spécifiques ( cancers inclus) chez les humains, chiens, chats, rats et d’autres animaux.
Suis-je pour l’utilisation des sous produits ?
Comment le pourrais-je puisque je me fais l’avocat d’une alimentation proche de celle trouvée dans la nature sauvage. Personnellement, je serais favorable à une alimentation domestique avec les proportions des divers éléments respectant celles d’un régime alimentaire naturel (incluant plumes et poils) mais ce ne sont pas les proportions de la plupart des nourritures commerciales pour furets ".
 
 
Article 4 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 16 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Qu’est que les protéines ?.Rien de plus que des longues chaînes d’acides aminés comprenant des groupements chimiques greffés dessus . Ils entrent pour environ 50% dans les matériaux de constitution des cellules organiques, leurs fonctions sont multiples et variées : enzymes, régulation de la biochimie cellulaire, protéohormones ; ils forment la matrice des muscles et du squelette, retirez les protéines des os( il vous reste des cristaux salins, des muscles, des sels et de l’eau grasse, des tendons et des cartilages) en fait il ne reste plus rien.
Aussi pourquoi un besoin de protéines spéciales (acides aminés) et pourquoi certaines protéines sont-elles si difficiles à digérer ?
La réponse est dans la façon dont le corps fabrique et " casse " les protéines. Sans entrée dans le détail de plusieurs années d’études de biochimie et de génétique, il suffit de dire que les protéines sont fabriquées suivant des instructions strictes contrôlées par la structure génétique de l’individu(ADN).
Le processus exact est assez complexe, mais en résumé, si votre organisme possède le code pour synthétiser une protéine spécifique il le fait, sinon rien à faire ; il utilisera des enzymes spéciaux pour lier ensemble différents acides aminés en une longue chaîne et créer la protéine.
L’ennui vient que tous les animaux ne sont pas capables de synthétiser tous les acides aminés. L’évolution des organismes au cours du temps et l’adaptation des processus biologiques font que, pour certains d’entre eux, des capacités de synthèse ont disparu. En résumé, si votre alimentation est riche en certains acides aminés, vous n’avez plus besoin de les synthétiser, si une mutation génétique vous fait perdre cette capacité alors que ceux-ci sont fournis par votre alimentation, la mutation sera viable et l’espèce perdra cette capacité.
Ces acides aminés sont appelés essentiels, car l’organisme ne peut vivre sans apports extérieurs. Les acides aminés dont les carnivores ont perdu la capacité de synthèse se trouvent dans des tissus animaux spécifiques (ceci est aussi vrai pour l’homme, ce qui atteste d’un passé de mangeur de viande).
La seule source pour ces acides aminés essentiels est la viande (tissus animaux).
Je ne débattrai pas sur ce point avec les végétariens qui prétendent que l’on peut vivre qu’en ne mangeant que des végétaux. Ce qui est vrai aujourd’hui a été seulement possible dans la dernière partie du siècle, car cette alimentation réclame des légumes provenant de différentes parties du monde . Ce n’était pas le cas il y a seulement un siècle et ne s’appliquait qu’à l’homme. Un certain nombre d’acides aminés essentiels aux carnivores ne sont pas produits par les plantes, cela montre que les carnivores-omnivores comme les ours, les ratons laveurs, les chiens ont moins besoin d’acides aminés, provenant des tissus des animaux, que les carnivores purs tels que le chat, la mangouste, ou la belette. La taurine est un bon exemple, elle est nécessaire au chat mais pas au chien, si elle ne se trouve pas en quantité suffisante dans l’alimentation le chat sera malade, perdra la vue et pourra même mourir.
Les carnivores peuvent ils stocker les acides aminés essentiels ?
Pas vraiment, certains peuvent être mis en réserve dans le sang et même dans d’autres endroits(à débattre), mais la plupart de ceux-ci ne sont pas stockables en quantité notable( quelques jours ). C’est la source du problème. Lorsqu’une cellule fabrique une protéine, elle part d’une source d’acides aminés, elle synthétisera la chaîne de la protéine en liant un acide aminé et à la fois en extrayant à l’aide d’enzymes spécifiques chaque acide aminé nécessaire selon l’ordre de la séquence. Aussi, ceux-ci sont extraits du sang( à partir du tractus gastro-intestinal) et l’utilise. Mais que se passe-t-il si ces acides aminés ne sont plus disponibles dans le sang suite à une carence alimentaire ? Eh bien le processus de synthèse de cette protéine s’arrête attendant le maillon manquant. Sans l’apport des acides aminés essentiels, vous ne pouvez plus synthétiser les protéines.
La digestion des protéines est une merveille de la nature. Des enzymes spécifiques cassent la molécule des protéines en chaînes plus courtes, ensuite d’autres les scindent en acides aminés. Des enzymes spécifiques sont nécessaires pour casser des liaisons d’une protéine à tel endroit de la chaîne. C’est une des raisons qui font que certaines protéines comme les poils sont difficiles à digérer alors que d’autres( muscles )sont beaucoup plus faciles. C’est aussi une des raisons pour laquelle les protéines végétales sont si difficiles à assimiler (une autre raison est qu’elles sont encapsulées dans la cellulose) et que le transit des carnivores est si rapide. Les protéines végétales sont très difficilement assimilables par les carnivores primaires (N.D.T : dont le furet évidemment).
Le cas des matières grasses est similaire en dehors qu’il s’agit d’acides gras à la place des acides aminés. C’est pourquoi les matières grasses sont si importantes pour les carnivores, ils ont perdu la capacité de synthétiser un certain nombre d’acides gras et nécessitent des apports extérieurs spécifiques pour effectuer les synthèses des corps gras spécifiques.
*50% d’une cellule est constituée de protéines, si on exclut l’eau, il reste principalement des corps gras.
En fait la partie primaire constituant les membranes de toute cellule est faite de lipides(corps gras architecturé(reliée) par des protéines).
.Quels sont les acides aminés et gras essentiels dans le cas des furets. En dépit d’une recherche extensive ces derniers mois, je n’ai pas pu trouver une seule source me les indiquant. Je suis persuadé qu’au fin fond de chez Purina ou d’une entreprise similaire, quelqu’un les a, mais pour le moment il n’y a pas de publications accessibles ; mais de toute façon ce qui est cocasse : c’est qu’il n’est pas important de connaître les acides spécifiques si vous savez fournir à votre furet ceux de bases ; c’est la raison pour laquelle il y a toujours des furets. En effet si les personnes qui ont domestiqué le furet sans aucune connaissance en biochimie, n’avaient pas donné aux furets les acides aminés essentiels la race serait éteinte depuis longtemps et nous discuterions ici de chats et de mouflette...
Certains feront remarquer que les producteurs d’aliments pour animaux domestiques font le mieux qu’ils puissent faire ; peut être mais si vous le pensez que dire de la propagation de la vache folle, que dire des millions de chats déficients en taurine affectés de troubles de la vision , des visons et des furets qui sont morts pour avoir été nourris avec une alimentation inadaptée(voyons si les fermes Marshall répondront à cette question). Mais je vous pose la question , s'ils considéraient vraiment comme important ce que votre animal favori mange, pourquoi alors cacher la réalité derrière le " techno-blabla " porté sur l’emballage. Réfléchissez à ce que veut dire sous produits de volaille de nos jours ; c’est un terme légal qui couvre toutes choses allant des morceaux jugés inaptes à la consommation humaine, des plumes jusqu’aux déchets fécaux. Pourquoi utiliser ce terme s'ils ne voulaient pas camoufler toutes les sortes d’ingrédients ? Tout simplement parce que : qui voudrait acheter ces produits contenant des étrons de poulet et de la farine de plumes ? !... "
 
Article 5 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 17 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Ce qui suit provient des indications relevées sur une boite de croquettes nationales bien connue, consommées par les furets (les principaux constituants seulement).
*Protéines brutes pas moins de 31,5%, humidité pas plus de 12%, matières grasses brutes pas moins de 11%, fibres brutes pas plus de 4,5%, sel (Nacl) pas plus de 1,5%.
*constituants :farine de sous produits de volaille, maïs moulu, farine de blé, farine de gluten de maïs, farine de soja, riz, suif de boeuf conservé avec des tocophérols, farine de poisson.
Le taux de protéines sur la matière sèche est de 31,5/(100-12) soit 35,8%. Le taux brut sur la matière sèche est de 11/88 soit 12,5%. Nous ne pouvons pas calculer le taux net de protéines assimilables puisque nous ne connaissons pas les valeurs biologiques ni la digestibilté des protéines dans le cas du furet, pour la plupart des divers composants majeurs . Je pense que ces données sont connues mais non publiées. De toute façon, c’est un point discutable puisque nous ne connaissons pas la teneur exacte de chaque constituant. Quelle est la proportion de matière organique dans un sous produit de volaille ? Nous ne le savons pas et pourtant le sous produit de volaille est le premier constituant sur la liste , cela représente-t-il 50% du total ? 40% ? 10% ?Si on ne nous le stipule pas on ne peut le savoir !
Quelle différence y a-t-il entre du maïs moulu et de la farine de gluten de maïs ? Le gluten est une albumine végétale (protéine) qui est utilisée comme agent épaississant pour les sauces et les jus de viande( c’est pour cela que vous ajoutez de la farine pour épaissir une sauce).Le gluten est un constituant du maïs moulu, alors pourquoi deux catégories différentes ? Parce qu'en retirant les hydrates de carbone cela devient un constituant séparé. Plus vous augmentez le pourcentage de protéines brutes, plus vous pouvez garder le sous produit de volaille comme premier ingrédient, ainsi on a l’impression de manger principalement du poulet. Le gros problème est que les céréales possèdent des protéines de piètre qualité, il manque la lysine et la méthionine. Tout fermier vous dira que le bétail a besoin d’autre chose que de céréales pour rester en bonne santé et celui-ci est herbivore et non carnivore ! Alors...
Si vous donnez cette nourriture à votre furet, il mangera essentiellement des céréales . La farine de sous produits de volaille est le premier ingrédient mais regardez les cinq suivants : maïs moulu, farine de blé, farine de gluten de maïs, farine de soja et riz. La raison pour laquelle on emploie des différentes céréales est pour amener le consommateur à penser que la croquette contient principalement de la volaille.
Si vous voulez créer un produit contenant 70% de céréales, tout en laissant croire au consommateur qu’il s’agit de volaille et bien arrangez-vous pour utiliser des céréales que vous pourrez indiquer comme des constituants individuels sur l’emballage, tout en veillant bien sûr à ce que la teneur de chaque soit plus faible que l’ingrédient que vous voulez placé en tête de liste. C’est une sorte de fraude technoblabla (ou tecnojésuite). Légal ? Tout à fait. Mais l’éthique me direz-vous...
Qu’est ce que la matière grasse brute ?
C’est essentiellement des chaînes d’acides gras d’origine animale ou végétale. Rien dans les indications ne garantit que la matière grasse est d’origine animale. De ce fait, le septième ingrédient de la liste est du suif de boeuf (conservé par des x-tocophérols) plus loin dans la liste, vous avez farine de poisson, foie, et sous produits de poulet. Comme la farine de sous produits de volaille, la farine de poisson et le foie contiennent des matières grasses ainsi d’ailleurs que les céréales( vous connaissez l’huile de maïs), le suif de boeuf n’est donc pas la seule source de matière grasse. Puisque le taux brut de matière grasse totale est de 11%, le % de suif de boeuf est donc plus faible...En vérité, probablement, il ne contribue qu’un peu à ce taux total, le reste provenant des autres constituants.
Qu’est ce donc du suif de boeuf ?
Ce n’est pas du gras de boeuf, sinon ce serait indiqué. Le suif est la graisse que vous récupérez lorsque vous faites fondre ou dégorger des tissus d’origine animale. C’est un sous produit usuel du traitement des os pour la fabrication des gélatines( N.D.T : les gelées de desserts, US et anglaises). Le suif est utilisé pour la fabrication des savons, de lubrifiants et aussi pour nourrir les animaux. Si vous voulez voir la différence entre le gras et le suif, la prochaine fois que vous achèterez un steak, regardez le gras et comparerez le à la graisse obtenue lors de la cuisson d’un hamburger bas de gamme. Maintenant, vous savez que le suif d’hamburger est " approprié " à la consommation humaine. Mais que savez-vous du suif de boeuf...
Avez-vous une idée de ce que sont les fibres brutes ?
Aucune idée c’est sûr. Cela peut être n’importe quoi, de la sciure de bois, des copeaux, des résidus végétaux obtenus après l’extraction du sucre des betteraves, des poils, des plumes ou des écales de noix. Dans ce cas, les fibres peuvent provenir de n’importe lequel des produits d’origine végétale ou être ajoutées par la suite pour augmenter la matrice. On n’en sait rien.
Maintenant le gros problème est que tous ces constituants : sous produits de volaille, le suif, les céréales, sont cuits afin de tuer les bactéries. C’est important, car les sous produits de volaille peuvent contenir des intestins remplis d’E-coli ou d’autres bactéries ou des morceaux qui ont été rejetés pour infection voir contamination. Tous ces produits sont cuits de nouveau pour faire les croquettes. Qu'arrive-t-il aux protéines et aux matières grasses ? Elles sont " cassées " ou dénaturées , mais pas comme le font les enzymes qui rompent les liaisons à des endroits spécifiques conservant les acides gras. La cuisson les abîme de façon aléatoire, détruisant une bonne partie des acides gras et aminés essentiels. C’est le cas de la taurine qui est ajoutée dans la nourriture à chat, car elle est dénaturée par la cuisson ; c’est aussi le cas d’autres acides aminés et des vitamines. Regardez dans la liste des constituants presque la moitié de ceux-ci ont été introduits pour remplacer ceux détruits lors du processus de fabrication.
Quelques définitions supplémentaires.
*La farine de poisson est faite à partir des restes du conditionnement des poissons, c’est à dire les déchets (viscères), les têtes, les arêtes,...ainsi que les poissons abîmés ou gâtés.
*Les sous produits sont du sang, les viscères, les os, gras, poils, plumes, peau, corne, cervelle, thymus, pancréas, foie, coeur, tripes, intestins.......
*Le " digesta " est le contenu de l’estomac ou de l’intestin.
*La farine de tissus glandulaires(" glandular meal ") peut être fabriquée à partir des glandes produisant les hormones comme les testicules, ovaires, surrénales.
*Les cendres sont ce qui reste après calcination, principalement des sels minéraux provenant des os.
Si un nom spécifique est utilisé comme hareng à la place de poisson, cela signifie que celui-ci constitue la matière première. Plus, on utilise un terme général comme poisson, céréales, moins vous connaissez ce que votre furet mange. Le pire terme que j’ai trouvé est la farine de viande qui ne veut rien dire mais correspond sûrement à ce qui est récupéré des usines de production de suif ".
 
Article 6 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 18 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Le problème avec les croquettes c’est qu’un certain nombre de leurs composants sont cuits plusieurs fois ; prenons l’exemple de la farine de sous produits de volaille , nous savons ce que signifie sous produits de volaille, mais pour la farine ce terme couvre des produits séchés et moulus. Ces différents sous produits de volaille sont moulus et traités jusqu’à obtention d’une pâte fine, cette dernière est chauffée pour détruire les bactéries puis séchée sous forme de farine et expédiée aux fabricants de nourriture pour animaux. Ces derniers mélangeront tous les différents composants provenant d’industries diverses et, donc, de ce fait seront obligés de traiter à nouveau l’ensemble pour l’aseptiser. La pâte homogène créée à partir de ce mélange sera extrudée et découpée en petits morceaux, ceux-ci seront ensuite cuits pour réaliser les croquettes dures que nous connaissons et apprécions tous.
Les sous produits de volaille ont donc été chauffés au moins trois fois ce qui n’est pas très bon pour les protéines et lipides thermo-sensibles que les carnivores adorent et dont ils ont besoin. Ceci est une des raisons pour laquelle il apparaît autant d’additifs en fin de liste des ingrédients constituants les croquettes. Le résultat final de tous ces traitements est l’obtention d’une nourriture dure , toujours uniforme, homogène et artificiellement colorée ; certaines sont marron, d’autres sont colorées en fonction des différents ingrédients cités dans la composition (N.D.T :rouge pour carotte, vert pour haricot vert etc...) Ces croquettes peuvent être ovales, rondes, cylindriques en forme de triangle, etc...mais elles sont toutes identiques dans le sens ou elles sont fabriquées à partir des meilleurs matériaux de seconde main achetés au plus bas prix.
Cette nourriture artificielle, éventuellement néfaste pour la santé, n’est pas chère et très pratique. En tous cas pour la majorité des furets des U.S.A, c’est la seule nourriture qu’il n’ait jamais goûté.
" Réfléxion " de Bob Church :
" Demandons à chaque propriétaire de furet de rester un mois entier dans une pièce vide, avec la même nourriture servie à chaque repas, en ayant la visite d’un interlocuteur qu’une fois par jour. Dans cette pièce, il y a une fenêtre par laquelle vous pouvez regarder des personnes vaquer à leurs occupations et se divertir, mais elles vous ignorent ; les toilettes sont derrières votre lit, il n’y a pas de chasse d’eau et elles sont vidées de temps en temps. La pièce est petite , vous pouvez marcher de long en large mais vous n’avez pas assez de place pour avoir une activité qui maintienne votre condition physique de manière satisfaisante. Vous avez un seul livre lu et relu jusqu’à la nausée. Ce sont les conditions de détention qui peuvent être celles de prisonniers de guerre ou de criminels. Ces conditions sont considérées comme cruelles, inutiles par les organismes internationaux et sont illégales aux U.S.A mais c’est typiquement les conditions des furets (ou d’autres animaux) dans les animaleries, les refuges et même chez certains propriétaires particuliers ".
L’alimentation est identique jours après jours, mois après mois, toujours les mêmes croquettes marron, aussi les furets pensent que c’est la seule nourriture qu’ils peuvent manger, ils n’en accepteront aucune autre du fait de leur conditionnement olfactif.
Après avoir observé des centaines de furets avec ce régime je peux vous dire qu’ils sont mous, pas gras, mais avec un faible tonus musculaire ;beaucoup d’entre eux succombent à des problèmes gastro-instestinaux, ils sont sensibles à l’ECE, aux ulcères, aux maladies du pancréas et peut être aux maladies des surrénales. Ils n’ont pas d’allant ni de grandes périodes d’activité même en étant en liberté. Principalement, ils mangent et dorment avec un furetage occasionnel dans les lieux autorisés.
Souvenez-vous de l’alimentation du putois européen qui, comparable à celle des autres membres de la famille des mustélidés (belette, furet, fouine, etc...), comprend des mets aussi délectables que :crapauds, grenouilles, souris, rats, lapin, oiseaux, lézards, poissons, insectes, baies et même les charognes.
D’un jour à l’autre le putois ne sait pas ce qu’il va trouver à manger , un jour un oisillon tombé du nid, un autre un crapaud, son régime alimentaire est varié. C’est le cas des prédateurs généralistes comme les putois ou les furets.
L’évolution le montre , les furets possèdent des grandes canines permettant de perforer la boite crânienne ou d’atteindre la moelle épinière selon la taille de leur proie Ils ont des griffes à croissance importante afin de déterrer les batraciens enfouis dans des sols semi gelés ou pour rester accrochés à leur proie. Ils ont un odorat qui leur permet de localiser leur victime comme les meilleurs chiens pisteurs et peuvent trouver précisément la nourriture dans les terriers ou sous des feuilles même enterrées dans le sol. Ils ont une curiosité insatiable, ce sont des prédateurs opportunistes qui cherchent leur nourriture n’importe où. En conclusion, le putois est un super prédateur généraliste.
Considérons les effets sur les intestins d’un furet, du passage d’une alimentation variée à laquelle il était habitué depuis des millions d’années, à une nourriture unique et invariable.
Un des bons côtés des croquettes est qu’elles sont toujours de qualité constante, lot après lot , l’uniformité a aussi son côté pervers, elle peut contribuer à une perte de vigueur gastro-intestinal qui peut être associée avec une croissance anormal de cancer ; rien de ceci n’est prouvé pour le furet mais a été démontré dans le cas d’autres mammifères dont l’humain ; ceci contribue clairement à la nonchalance des furets
Regardons ce qui se passe dans l’estomac et les intestins d’un furet mangeant une souris : dans l’estomac un bol alimentaire contenant des poils, de l’os, du tissu musculaire, des sous produits( intestins, glandes, pancréas, etc...) est mélangé avec de l’acide chlorhydrique (HCl) L’acide dissout les divers constituants du bol alimentaire même l’os( lorsqu’un os pénètre dans l’estomac d’un carnivore en bonne santé les pointes des os sont arasées, polies par l’acide et peuvent ainsi passer dans le tractus digestif sans risquer d’endommager les intestins) lorsque tout est bien mélangé, cette mixture est introduite dans la partie haute de l’intestin appelé : le duodénum .La vésicule biliaire et le pancréas ajoutent leur sécrétion (enzymes).au mélange , neutralisant ainsi le bol alimentaire afin que celui-ci ne puisse causer d’ulcérations. Pendant ce dernier parcours dans l’intestin, les divers enzymes vont rompre les protéines et les lipides en acides aminés et acides gras , ceux-ci seront, ainsi que les glucides , absorbés par l’organisme avant l’arrivée du bol alimentaire dans le gros intestin (colon).
Regardons maintenant les effets du bol alimentaire contenant des poils, de l’os, des fibres, sur la structure interne des intestins. Ce bol aide à maintenir l’intestin propre en éliminant les toxines digestives. Si nous regardons un bol alimentaire sans poils ni os celui-ci, ne contenant pas de fibres, aura une action nettoyante très limitée. Pour avoir une idée de la consistance du bol alimentaire à base de croquettes, prenez quelques croquettes dans votre main, mouillez les , triturez les jusqu’à ce qu’elles se dissolvent et vous aurez un bon exemple... "
 
 
Article 7 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 19 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Si vous regardez avec attention un furet manger des croquettes, vous remarquerez qu’il en prend une, met sa tête de côté pour l’amener sur les dents du milieu, il la mâche plusieurs fois en l’écrasant, l’avale et recommence. Le furet coupe la croquette en plusieurs morceaux en utilisant ses molaires coupantes (N.T.D : il s’agit des premières molaires qui sont coupantes chez les carnassiers). Ces petits morceaux sont broyés finement par les petites molaires du fond. Comme les molaires du furet sont très petites la grande partie de ce travail est effectuée à l’aide des premières molaires (coupantes) qui ne sont pas vraiment adaptées à ce rôle
Regardons les effets sur les dents d’une alimentation à base de croquettes dures. Les croquettes sont cuites à un taux d’humidité de l’ordre de 10% (entre 7,5 et 12%). L’émail des dents possède une teneur en eau de 3% et l’os dur et sec autour de 7%, donc il s’ensuit qu’une teneur de 10% pour les croquettes n’est pas énorme. Je n’ai pas trouvé, dans la littérature, de données sur la dureté des croquettes, mais par expérience , je dirais qu’elles sont relativement plus dures que des petits os.
Cela est souvent pris comme un plus , le croquant des croquettes étant considéré comme aidant à enlever le tartre des dents. Le problème à ce sujet est que les putois et les furets ne vivent pas qu’avec une alimentation à base d’os( dans la nature) et qu’ils ne possèdent pas les dents adaptées à ce régime comme en ont les carnassiers mangeurs d’os (hyènes...)
Rappelez vous l’alimentation des putois ? Ils mangent des petits os de diamètre inférieur au centimètre, pas de gros os durs. La dentition du furet n’est pas prévue pour une mastication prolongée, leur fonctionnalité est de " couper " de la viande, des tendons et des petits os. Ils ont une petite molaire cachée derrière la rangée de dents " coupantes ". La dernière a la taille d’une tête d’épingle et sur la mâchoire supérieure elle est un peu plus petite que 3mm x 6mm.
Le fait pour le furet de manger des croquettes conduit aux phénomènes suivants ( je possède des douzaines de crânes pour le prouver) :
    • Cela use les dernières molaires jusqu’à la racine.
    • Cela arase les molaires carnassières
    • Cela pousse des petits bouts de croquettes rendus pâteux sous les gencives causant une inflammation de la surface de l’os.( j’aurais pu mettre les photos de ces effets, ici, mais je vais les envoyer au " Modern Ferret " qui va publier une synthèse des problèmes dentaires).

Bien sûr les dents des furets sont optimisées pour broyer les os mais pas en permanence.
Les putois et les furets redevenus sauvages ont des dents propres car la matière animale qu’il mange (poils, os, cuir des peaux) polit et nettoie leurs dents. Les céréales (en raison de l’albumine) sont aussi collantes que les raisins secs ; à chaque broyage de croquettes des petites particules font leur chemin sous la gencive ( N.D.T :les croquettes dures peuvent contenir plus de 50% de céréales). Ceci peut être la cause du déchaussement et de la perte des dents, les particules de nourriture provoquent aussi des agressions bactériennes entretenues par des rayures dues à la dureté des croquettes ainsi que par l’effet collant de celles ci. Mais me direz vous les raisins secs ne sont ils pas plein de sucre ? Ce n’est pas comparable aux croquettes ; mais, en un certain sens oui car les croquettes contiennent probablement de 40% à 60% d’hydrates de carbone principalement des glucides. Vous ne vous en rendez pas compte car ce n’est pas précisé dans les analyses inscrites sur le côté de la boîte. Faites la somme des composants listés (protéines, lipides) cela fait moins de 100% ; le complément à 100% sont des féculents et des sucres.
Dans les comparaisons de crânes de putois, de furets redevenus sauvages et de furets domestiques que j’ai effectué l’année dernière, j’ai eu un taux de reconnaissance de 100% des crânes de furets domestiques en regardant l’état de décrépitude des dents. Un anglais m’a donné un squelette de furet dont la dentition était strictement identique à celle d’un putois ; c’était un furet de chasse qui avait mangé principalement du lapin pendant 12 ans.
Je possède 20 squelettes de furets qui m’ont été donnés aux U.S.A et à peu d’exception près tous avaient les dents et l’os de la mâchoire portant des traces d’abcès, de caries et de lésions importantes.
Mouiller les croquettes avec de l’eau ou du bouillon pour les ramollir évite l’usure des dents mais n’empêche pas les dépôts de nourriture sur les dents et sous la gencive. Pour parer à cette éventualité vous avez besoin d’une brosse à dents dure et de beaucoup de pansements (N.D.T :aie !aie les mains). Bien sûr vous pouvez utiliser des nettoyeurs naturels(os, poils) ; mais les os et les poils ne sont ils pas dangereux pour les furets . Rappelez vous l’alimentation du putois, quoiqu’il ne va pas consommer une carcasse entière à chaque repas, il mangera une quantité non négligeable de plumes ou de poils. Ceci est courant au point que les zoologistes déterminent ce que mangent les furets en analysant aux microscopes les résidus alimentaires, les restes de plumes ou de poils, et en les comparant à des références. L’autre méthode est de regarder les petits morceaux d’os résiduels.
Les os et les poils font partie intégrante de l’alimentation du putois ou du furet redevenu sauvage. Les excréments sont en majeure partie constitués d’os et de poils Ces animaux se portent très bien. Alors pourquoi l’idée que les os et les poils sont mauvais pour les furets .Le problème est que la formation de boules de poil peut provoquer des occlusions intestinales. C’est potentiellement un problème sérieux mais qui n’est pas relatif aux poils mais au type d’alimentation associée. Si vous avalez des poils et des croquettes, la pâte de croquettes avancera dans l’intestin en ayant tendance à laisser les poils derrière elle, ceux ci peuvent s’agglomérer et bloquer le passage. Dans le cas d’une alimentation du type sauvage des morceaux de carcasses, de peaux, partiellement digérées, de tendons et d’os ont tendance à pousser les poils le long du tractus digestif. Dans les croquettes il y a très peu de matière non digérée (assimilée), les fibres présentes sont souvent microscopiques et ont du mal à évacuer les poils.
Est-ce que manger des poils peut être utile aux furets ?(N.T.D :pas avec des croquettes)
Un certain nombre de fait semblent indiquer que les poils jouent un rôle de micro-brosses permettant de nettoyer les diverticules de l’intestin et de supprimer des bactéries, des saletés. Ceci n’est qu’une hypothèse mais qui n’a pas été contredite. Il est couramment admis que pour beaucoup d’animaux et pour l’homme, la quantité de matière non digestible influe sur la santé de l’intestin.( Pour l’homme s'est principalement les fibres qui se trouvent souvent en additif alimentaire ). "
 
 
Article 8 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 20 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church  écrit:
" Beaucoup d’articles sur les furets vous diront de ne pas leur donner des os, car ils risquent de s’étouffer. J’ai personnellement demandé aux membres de F.M.L de me communiquer les cas de décès des furets morts après avoir mangé des os. Je n’ai eu qu’une seule réponse décrivant un cas unique. Le furet en question serait mort d’hémorragies internes suite à des perforations de l’oesophage, de l’estomac et de l’intestin, dues au passage d’une esquille d’os.
Faites l’expérience suivante, cassez un os de poulet ou de dinde de façon à obtenir un fragment d’os le plus coupant et pointu possible, allez acheter des intestins chez le boucher du coin, ceux de poulet par exemple, coupez en un morceau, ouvrez le et posez le à plat ; maintenant en utilisant le morceau d’os pointu, essayez de couper l’intestin. Si celui-ci est posé sur une surface dure, si l’os est bien pointu et que vous appuyez vraiment très fort, alors vous pourrez le couper, le percer. Toutefois chez un être vivant les intestins ne sont pas placés contre des surfaces dures et les éclats d’os ne sont pas poussés contre les parois intestinales avec la force d’un " superman ", de plus l’irritation des intestins produit une grande quantité d’un mucus épais et visqueux, même si le fragment d’os est pointu il glissera sur celui-ci. Ce type d’incident est donc pour le moins improbable, car les acides stomacaux dissolvent les os et arrondissent les parties coupantes et pointues ( comme le font aussi, pour une certaine part, les enzymes intestinaux ) Cela peut-il quand même arriver ? Oui, si le furet est très malade ou pour d’autres raisons : infection bactérienne ou E.C.E. La personne s’est elle trompée ? Je pense qu’elle a relaté honnêtement ce que lui a dit le vétérinaire , celui-ci avait tort, il a vu l’hémorragie interne probablement due à des toxines et des bactéries et à simplement mis en cause de petits fragments d’os.
Les furets sont des variétés de putois domestiques avec des millions d’années d’évolution et d’adaptation à manger des os . Les os sont une part importante et naturelle de l’alimentation des carnivores et quiconque vous dira le contraire n’est pas très féru en la matière. Si vous trouvez une copie de n’importe lequel des journaux professionnels ayant trait à l’alimentation des animaux de zoo ; vous verrez qu’il y a une très forte tendance pour leur donner une nourriture aussi proche que possible que celle qu’il aurait dans la nature. Je possède plusieurs articles qui préconisent fortement l’adjonction d’os dans l’alimentation des carnivores. Les animaux qui mangent de la viande et des os " poussent " mieux, sont plus heureux, plus gais et en meilleure santé que les animaux ayant une alimentation artificielle. Un furet peut il s’étrangler avec un fragment d’os ? Certainement, il le peut, mais il y a beaucoup plus de cas de furets s’étranglant avec des morceaux de croquettes. De toutes les façons s’étrangler est loin d’être fatale Cela m’est arrivé une centaine de fois dans ma vie, la dernière fois à Seattle en buvant une bouteille de bière " la belette grasse " (N.D.T : ? !) et je suis toujours vivant, alors ne soyez pas triste !
Est-ce que les croquettes contiennent de la farine d’os ? Certaines oui, la plupart non. La majorité des fabricants " supplémentent " les besoins en calcium en ajoutant dans les croquettes du carbonate de calcium très peu cher. Mais les os sont constitués de phosphate de calcium hydraté donc ils rajoutent aussi de l’acide phosphorique. Le problème est que si le carbonate de calcium et le phosphate de calcium ne sont pas ajoutés dans de bonnes proportions , l’organisme pour rétablir cet équilibre extraira ces éléments des os du squelette ; pour éviter ce problème certaines marques de croquettes utilisent de la farine d’os mais soyez vigilants sur la qualité.
Quelles sont les différences entre les os ; la farine d’os et le carbonate de calcium ?
Lorsque vous apportez à votre furet du carbonate de calcium et de l’acide phosphorique, ces deux molécules sont décomposées en ions et absorbées. La molécule de carbonate de calcium sera absorbée sous la forme d’ion carbonate négatif et d’ion calcium positif En présence d’ion carbonate, l’acide phosphorique perd son hydrogène et se transforme en ion phosphate. L’hydrogène réagit avec le carbonate en formant de l’eau et du dioxyde de carbonate (N.D.T : gaz carbonique). Pour en finir il reste deux ions, le calcium et le phosphate ; ceux-ci sont importants pour l’organisme pour différentes raisons.
Sans les ions calcium et les phosphates, les muscles ne se contractent pas, les nerfs ne fonctionnent pas et l'organisme ne peut réguler l'acidité (pH) du sang, sans parler de l’équilibre osseux. Si le rapport entre le calcium et l’acide phosphorique n’est pas parfaitement équilibré, cet écart peut rendre le sang, soit trop basique, soit trop acide. Pour contrecarrer ce problème le corps dissoudra ses propres os pour tamponner le sang et ainsi neutraliser le déséquilibre.
Manger de la farine d’os ou de l’os c’est la même chose. Dans ce cas, la première partie du process décrit ci-dessus n’a plus de raison d’être (c’est à dire les réactions chimiques où vous éliminiez les ions carbonates et l’hydrogène) et vous n’avez pas à vous préoccuper des problèmes d’équilibre entre le calcium et le phosphate, l’os étant parfaitement équilibré. L’os est principalement composé " d’hydroxyapatite " qui est du phosphate de calcium hydraté ( hydraté signifie qu’une ou des molécules d’eau sont incluses strictement dans la molécule de phosphate de calcium, lesquelles, comme dans le plâtre, rendent la structure cristalline, plus rigide et plus dure ) La différence entre l’os et le carbonate de calcium plus de l’acide phosphorique est que l’os contient d’autres éléments nutritifs comme des lipides, des vitamines, des protéines et du fer. Ces éléments nutritifs sont suffisants pour qu’un carnivore puisse survivre en ne mangeant que des os frais. Avec seulement du carbonate de calcium et de l’acide phosphorique votre animal meurt.
Quelles sont les différences entre l’os et la farine d’os ?
Si la farine d’os est prévue pour la consommation humaine ou animale, elle a été chauffée à la vapeur et contient entre 65% et 75% de sel de calcium avec au maximum 2% d’ammoniaque, si elle est utilisée comme engrais, il y a entre 40% à 55% de sel de calcium 4% à 5% d’ammoniaque et 20% à 25% d’acide phosphorique. Aussi ne donnez pas à votre furet de farine d’os de type engrais même si ce n'est pas cher. Le traitement des os, effectué à la vapeur, pour fabriquer la farine, détruira une partie des protéines et des lipides, diminuant la valeur nutritive des farines. Pendant ce procédé les farines d’os perdront des lipides et le taux de vitamines liposolubles sera abaissé. Quoiqu’un furet puisse survivre avec une alimentation ne comprenant que des os frais, il ne le pourrait pas avec les farines d’os.
La plupart des farines d’os pour la consommation humaine proviennent d’Amérique du Sud, car la teneur en plomb des os de ces vaches est plus faible qu’aux Etats-Unis. Le plomb, comme la plupart des métaux lourds, se fixe sur les os et rentre à vie. Les vaches américaines ingèrent une grande quantité de plomb de l’environnement. L’essence standard en est le principal responsable. Le plomb, déposé dans le sol, passe dans l’herbe et les céréales qui nourrissent le bétail. En Amérique du Sud avec une densité de routes et de voitures plus faible, la teneur des sols en plomb est moindre et les farines d’os sont sûres pour la consommation humaine. La plupart des farines d’os pour la consommation animale proviennent des U.SA .Surprenant ! !... "
 
Article 9 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 21 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Perdu en bas de liste, dans l’embrouillamini des constituants cités, sont mentionnés les suppléments et les conservateurs, conformes aux standards gouvernementaux, ces derniers évitent à la nourriture de pourrir. Bien que les croquettes possèdent un taux d’humidité proche de celui d’une momie égyptienne, les matières grasses rancissent. La plupart des conservateurs sont toxiques et souvent incluent des vitamines antioxydantes.
Les vitamines sont nécessaires à la vie. Certaines sont synthétisées par l’organisme (vitamine D) et d’autres doivent être apportées par la nourriture. Le mode d’action de la plupart des vitamines est proche de celui des enzymes (ou co-enzymes). Les quantités utiles à l’organisme sont au niveau de trace. Quelques vitamines agissent comme des hormones (vitamine D), certaines sont liposolubles (telles que :A, D, E et K ) et sont impliquées dans les phénomènes de croissance et d’ossification. D’autres vitamines importantes sont hydrosolubles, les D et la C.
 
*La vitamine A (carotène et rétinol) a un rôle important dans le maintien des muqueuses buccales, des voies respiratoires et urinaires du système immunitaire. La vitamine A est essentielle pour la croissance et la vision nocturne. Les symptômes de déficience sont : une croissance ralentie, la perte de l’acuité visuelle de nuit ou une cécité totale, des ulcérations de la cornée et un assèchement des muqueuses, dont les conduits lacrymaux. Cette vitamine est stockable dans le foie et les tissus adipeux.
*La vitamine B1 (thiamine) est impliquée dans le métabolisme des composés énergétiques. Les signes de carence sont un déséquilibre du métabolisme des hydrates de carbone et peut conduire à une maladie appelée le " Béri-Béri ". Il y a peu de vitamine B1 en réserve dans le corps.
*La vitamine B2 (riboflavine) anciennement vitamine G, permet l’oxydation des hydrates de carbones. Les signes de déficience incluent des gerçures des lèvres et des coins de la bouche, des modifications de la langue , une séborrhée faciale. Cette vitamine est peu stockée et une carence conduit à l’ariboflavinose.
*La vitamine B6 sert de co-enzyme à certains acides aminés. Des carences induisent des convulsions, des problèmes cutanés, des globules rouges (hématies) anormaux, des anémies. Il y a peu de stockage organique.
*La vitamine B12 ou hydroxycobalamine est essentielle pour la formation des acides nucléiques et des hématies. Une déficience en cette vitamine conduit à une fatigue générale et même à l’anémie pernicieuse. Il n’y a pas de stockage biologique.
*La vitamine C ou acide ascorbique utile pour la synthèse du collagène est un antioxydant de l’organisme, il aide dans la lutte contre les maladies infectieuses ; sa carence entraîne une faiblesse musculaire, des problèmes de gencives, une perte des dents, à ce stade c’est le scorbut. Il n’y a quasiment pas de réserve dans l’organisme.
*La vitamine D ( cholecalciferol, ergocalciferol ) est essentielle à l’extraction, par l’organisme, du calcium au niveau intestinal. Elle est vitale pour la croissance osseuse. Sa carence conduit à des problèmes osseux graves, une croissance ralentie et même au rachitisme. Cette vitamine peut être synthétisée par l’organisme sous l’effet du soleil (N.D.T : du moins pour l’homme). Celle-ci est stockée dans le foie et dans les tissus adipeux. Son excès est dangereux.
*La vitamine E, tocophérol est un antioxydant nécessaire pour la reproduction. Une déficience diminue le désir sexuel, car elle atrophie ou anémie les muscles, et peut même conduire à l’impuissance ou à la stérilité. La vitamine E est stockée dans le foie et dans les tissus gras.
*L’acide linoléique (anciennement vitamine F) est un acide gras essentiel pour la croissance et la bonne santé de la peau et des cheveux (pelage). Son manque provoque une altération des cheveux, un épaississement de la peau et peut conduire à l’eczéma. Il est stocké au niveau du foie et des tissus adipeux.
*La vitamine H ou biotine est nécessaire au maintien de la bonne santé de la peau et des poils ainsi que du système nerveux. Une carence entraîne des dermites, des pertes de poils et des problèmes nerveux. Le blanc d’oeuf cru inactive la vitamine H. Il n’y a pas de stockage biologique.
*La vitamine K est essentielle à la production de la prothrombine. Les symptômes de carence sont des saignements et des hémorragies. Cette vitamine est synthétisée par l’organisme et est stockée dans le foie et les tissus adipeux ( N.D.T : la vitamine K est un antidote aux anticoagulants présents dans les raticides de ce type.).
*L’acide folique ou folacine ( anciennement vitamine L, M ou U) est essentiel : à la formation des acides nucléiques, pour la division cellulaire et la formation des cellules sanguines. L’anémie, de grandes fatigues ou du rachitisme sont les signes caractéristiques de carence pouvant devenir une anémie mégaloblastique. Il y a peu de stockage organique.
*La vitamine PP ou acide nicotinique est une vitamine du groupe B ( B 6, B 12...) sans indice numérique, celle-ci joue un rôle pour la santé des intestins, de la peau et du système nerveux ( N.D.T : en français, on trouve parfois la vitamine PP sous l’appellation B3 ). Une carence en vitamine PP conduit à des dermatoses, des désordres mentaux et intestinaux, et peut mener à la Pellagre. Il y a peu de stockage dans l’organisme. "
 
Article10 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 23 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Les minéraux sont extrêmement importants dans l’alimentation et nous pouvons dire avec certitude, que sans eux la vie ( telle que nous la connaissons ) serait impossible. Certains mammifères ont, dans ce domaine, des besoins particuliers que d’autres n’ont pas en raison de subtiles différences d’évolution. La teneur en minéraux des croquettes est généralement correcte car elle respecte les besoins en minéraux officiellement reconnus des animaux pour lesquelles elles sont conçues. Toutefois, elles sont mauvaises par le fait qu’elles ne sont pas parfaitement équilibrées. Au niveau des minéraux la " bouffe " à chat correspond aux besoins en minéraux des chats, celle des chiens aux chiens etc... On suppose que les " bouffes " à furet contiennent les minéraux aux doses minimales nécessaires à ces derniers ; mais puisque la plupart des données sur ces doses minimum n’ont pas été publiées, il est très difficile de savoir si elles sont factuelles ( fiables ).
  • Les minéraux (ou éléments ) essentiels à la vie des mammifères sont : le calcium, le phosphore, le potassium, le chlore, le sodium, le zinc, le molybdène, le sélénium, le soufre, le magnésium, le fer, le cuivre, le cobalt, le manganèse et l’iode.
  • Les éléments dont la présence (dans l’alimentation) est probablement essentielle, sont le fluor, le silicium, le titane, le vanadium, le chrome, le nickel, l’arsenic, le brome, le strontium et le cadmium.
  • Les éléments qui pourraient être essentiels à la vie, mais les " pontes " n’ont pas encore tranché, comprennent : le lithium, le béryllium, le bore, le scandium, l’aluminium, le gallium, le germanium, le rubidium, le zirconium, l’argent, le plomb, l’antimoine, le caesium, le baryum, le mercure, l’étain, le bismuth, le radium, le thorium et l’uranium. Pour ces derniers éléments précités, leurs rôles sont soit inconnus, soit mal connus ou controversés.
    • Le calcium (Ca) est essentiel : à la formation des dents et des os, pour la coagulation sanguine, la contraction musculaire, les fonctions nerveuses et la lactation. Les symptômes de carence sont : l’ostéomalicie ( N.D.T : affection conduisant au ramollissement des os ), de la faiblesse, des problèmes de reproduction, la fièvre du lait, et peut conduire au rachitisme. Des carences sévères amènent des problèmes de contractions au niveau du muscle cardiaque pouvant être fatale.
    • Le phosphore (P) est essentiel : à la formation des dents et des os, aux fonctions du métabolisme, à la production d’énergie et à la régulation du pH sanguin. Les symptômes de carence sont : l’ostéomalicie ( N.D.T : affection conduisant au ramollissement des os ) , la faiblesse, le rachitisme.
    • Le potassium (K), est indispensable à la vie. Il est très important pour l’équilibre osmotique, pour le pH cellulaire, pour le transport des éléments nutritifs et des déchets au niveau cellulaire et pour le fonctionnement des cellules musculaires. Des déficiences en cet élément provoque une réduction de croissance, des déséquilibres du pH cellulaire et sanguin, et peuvent conduire à une issue fatale en cas de manque sévère.
    • Le chlore (Cl) est indispensable à la vie. Il est très important : pour l’équilibre osmotique, pour le pH cellulaire, pour la formation des acides stomacaux, pour le transport des éléments nutritifs et des déchets au niveau cellulaire et pour le fonctionnement des cellules musculaires .Des déficiences en cet élément provoque une réduction de croissance, des déséquilibres du pH cellulaire et sanguin, et peuvent conduire à une issue fatale en cas de manque sévère.
    • Le sodium (Na) est indispensable à la vie. Il est très important : pour l’équilibre osmotique, , pour le pH cellulaire, pour le transport des éléments nutritifs et des déchets au niveau cellulaire, et pour le fonctionnement des cellules musculaires. Des déficiences en cet élément provoque une réduction de croissance, des difficultés de vision, des problèmes de reproduction et peuvent conduire à une issue fatale en cas de manque sévère.
    • Le zinc (Zn) est essentiel : pour une croissance et un développement harmonieux, il intervient dans les fonctions de reproduction, pour la formation des os et du sang, ainsi que dans les fonctions du métabolisme. Les symptômes de carence sont : une croissance retardée, des poils hirsutes, une diminution de la capacité reproductive, des inflammations des tissus épithéliaux ( muqueuses ), des problèmes cutanés, des saignements. (N.D.T : il apparaît, d’après certaines publications qu’un excès de zinc serait très toxique pour le furet )
    • Le molybdène (Mo) est indispensable pour la formation de l’enzyme xanthine oxydase qui intervient dans la transformation de la purine en acide urique. La carence en molybdène peut provoquer des calculs rénaux mais cette déficience est peu fréquente.
    • Le sélénium (Se) est indispensable à la synthèse de certains acides aminés, il est lié à l’absorption de la vitamine E et est utile pour la vue et le pelage. Les signes de carence sont : une croissance difficile, perte de poils, nécrose du foie et dysfonctionnement musculaire.
    • Le soufre (S) est indispensable : à la formation des acides aminés, à la respiration des tissus organiques, à la synthèse de la biotine et de la thiamine. Une déficience en soufre amène des difficultés de croissance.
    • Le magnésium (Mg) est indispensable à la formation du tissu osseux et à l’action de certains enzymes. Les symptômes de carence sont : une hyper irritabilité, des selles molles, une perte d’équilibre et des tremblements.
    • Le fer (Fe) se trouve principalement dans l’organisme sous forme de composés organiques, telles que l’hémoglobine dans les globules rouges et la mioglobine des muscles. Toutefois dans le plasma sanguin on trouve de petites quantités de fer sous forme ionique. Le fer est important dans la formation du sang, la croissance musculaire et la respiration des tissus organiques. Les signes de carence sont : l’anémie, de la faiblesse, une croissance retardée et peut conduire à l’anémie hypochrome.( N.D.T : globules rouges dont la teneur en hémoglobine est insuffisante ).
    • Le cuivre (Cu) est essentiel : à la formation du sang, permet l’inclusion du fer dans les molécules d’hémoglobine et aide à la maturation des hématies ( globules rouges ). Il apporte aussi une aide pour la formation des os ( ossification )et entre dans la composition de divers enzymes, une carence en cuivre donne les symptômes suivants : faiblesse, saignements, croissance retardée, diarrhée, dépigmentation, des os fragiles et une dégénérescence du système nerveux.
    • Le cobalt (Co) joue un rôle essentiel dans la synthèse de la vitamine B12, il est important pour la formation du sang et les fonctions du métabolisme. Les signes de carence sont : l’anémie, un petit appétit, la faiblesse, des déformations de la colonne vertébrale , un pelage hirsute.
    • Le manganèse (Mn) est essentiel : à la formation des os, pour la respiration des tissus organiques, à la croissance, à la formation des cellules sanguines, à la production des acides aminés et au fonctionnement de certaines glandes. Les signes de carence sont : la faiblesse, une fertilité réduite, une dégénérescence des testicules, une croissance retardée du squelette, le tarissement du lait pendant la lactation.
    • L’iode (I) joue un rôle essentiel dans les hormones thyroïdiennes qui régulent la croissance et le métabolisme basale. Les principaux signes de carence, qui peuvent être dus aussi à un goitre thyroïdien, sont : une augmentation de la taille de la glande thyroïde, des problèmes cutanés, la perte de poils et une déficience musculaire. "

 
 
 
 
Article complémentaire du 20 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
 
" Un petit courrier pour répondre à la tonne de messages que j’ai reçu sur l’alimentation.
Je développe minutieusement les explications relatives à l’alimentation déshydratée (croquettes) pour deux raisons :
    1. tout le monde utilise des croquettes pour nourrir les furets
    1. c’est un point de référence connu qui permettra au lecteur de comprendre le rôle éducatif de ces articles. Par exemple, exprimé autrement, pour faire comprendre comment un furet peut avoir les dents " naturellement "propres, je considère qu’il est important d’expliquer pourquoi l’alimentation à base de croquettes les abîment.

 
Le côté " éducatif " de ces articles est presque terminé. Ensuite un certain nombre d’articles suivra, qui porteront sur la façon de remédier aux problèmes dus aux croquettes, puis sur la manière d’introduire des nouvelles nourritures à des furets habitués à ne manger que des croquettes ainsi que quelques recettes. Puis je répondrai aux questions spécifiques, si je le peux, au moins sur les standards gouvernementaux de fabrication d’aliments.
Je savais lorsque j’ai commencé ce travail qu’il serait complexe car la plupart des questions ont été débattues depuis des années au FML ( Ferret Mailing List ) sans réelle solution.
Dans le but de rendre accessible certains de mes raisonnements, car si je n’explique pas clairement le pourquoi du comment qui se trouve derrière mes arguments, j’aurais le sentiment d’utiliser une approche pontifiante du type de certaines sommités qui proclament de façon péremptoire et en ne donnant aucune explication : " c’est ainsi et pas autrement... ", j’ai voulu, donc, être sûr que tout à chacun puisse posséder les connaissances de base dans les domaines que j’ai développé.
Il est plutôt difficile de faire admettre que les os sont une bonne nourriture si les gens n’ont pas compris pourquoi . Vu de cette façon on peut dire qu’une alimentation à base de viande fraîche, de croquettes ramollies, de petits morceaux de fruits frais ou secs et d’os frais est nettement meilleure qu’une alimentation ne comprenant que des croquettes, mais il est beaucoup plus difficile de le faire admettre aux gens sans des explications et des preuves. Il est de même très difficile d’expliquer pourquoi une alimentation variée va perturber l’estomac (N.D.T : troubles digestifs) d’un furet habitué à une alimentation unique, mais ces troubles seront passagers et le furet s’habituera rapidement à une nourriture variée et donc sera en meilleure santé sur le long terme. Ces assertions ne pourront être admises que si les gens possèdent toutes les informations de base pour les comprendre.
Ce mode de raisonnement est aussi bien justifié par la nécessité de comparer un régime alimentaire naturel et évolutionniste à un régime de croquettes , que d’amener les gens à réfléchir sur les besoins nutritionnels fondamentaux des carnivores.
En gardant cela à l’esprit, j’ai reçu une seule lettre me demandant de ne pas autant chercher la petite bête à propos des croquettes ( requête parue au FML) bien que je sois sûr que d’autres l’ont également pensé ; mais j’ai aussi reçu 23 lettres me remerciant de faire prendre conscience des véritables ingrédients composant les nourritures à furets.
Pour être honnête personne n’a jamais pu me convaincre de modifier , tant soit peu, ce que j’écris.
La meilleure façon d’appréhender ce qu’est une bonne alimentation pour les furets est de comprendre les défauts et carences de son régime alimentaire actuel. "
 
Article11 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 25 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Beaucoup de choses peuvent interférer dans l’absorption des éléments nutritifs. Les maladies peuvent, de façon temporaire ou permanente, annihiler les capacités à absorber certains éléments nutritifs ; par exemple c’est un problème critique dans le cas de l’ECE ( N.D.T : ECE ou virus vert : inflammation du mucus de la membrane intestinale et infection de l’intestin (entérite). Si un nutriment est dépendant d’un second, le manque de l’un peut empêcher l’absorption de l’autre, par le métabolisme. De plus l’ingestion simultanée ( ou dans un cours délai ) d’un élément nutritif ou de l’un de ses antagonistes peut rendre difficile voir impossible l’utilisation par l’organisme de ce nutriment.
Habituellement quant un nutriment est ingéré, il est absorbé directement par l’organisme sans aucun problème. Lorsque vous mangez de la viande rouge le fer qui est sous une forme facilement assimilable passe de suite dans le sang pour un usage immédiat. Toutefois dans certains cas si un produit est consommé en même temps que d’autres produits cela peut changer la capacité de l’organisme a absorbé celui ci. Cela peut être du à l’ajout ou au déplacement d’un électron qui changera la taille ou la réactivité de la molécule. C’est ce qui arrive lorsque vous mangez des aliments riches en fer en même temps que du maïs ; le maïs modifie la structure de la molécule contenant le fer rendant très difficile son absorption par l’organisme pouvant même conduire à des anémies sévères. Si vous " cuisinez " le maïs avec du citron ou si vous en mangez simultanément les effets néfastes du maïs sur le fer sont neutralisés ( au moins partiellement ). Ceci est une des raisons pour laquelle manger des os est bénéfique ; le calcium et certains acides aminés augmentent le taux d’absorption du fer.
Il y a beaucoup de composés qui présentent de tels problèmes, ainsi l’ingestion importante de phosphate fait décroître le taux d’assimilation du calcium, c’est pour cela qu’il est recommandé aux femmes atteintes d’ostéoporose de diminuer leur consommation de soda ( type coca ) car certaines de ces boissons contiennent de l’acide phosphorique, de même pour un excès de magnésium. Du calcium et du magnésium font décroître le taux d’absorption du phosphore ; trop de potassium diminue l’absorption du magnésium Dans le cas du fer, le rapport du calcium sur le phosphore a une influence sur son absorption. L’utilisation du cuivre par l’organisme est réduite s’il y a trop de calcium et est bloquée par la présence trop importante de zinc ou de molybdène conduisant à des anémies. Du calcium ou du phosphore en excès réduit l’absorption du manganèse.
En dehors des problèmes d’assimilation, beaucoup de vitamines et de minéraux sont importants pour la santé, ils peuvent être toxiques en excès
Les calculs rénaux peuvent être produits par des excès de calcium, de phosphore. Le sodium ( sel de cuivre ) est toxique dans l’alimentation au dessus de 8% et conduit à des vertiges ( pertes d’équilibre ) la cécité, des problèmes nerveux, et de l’hypertension ; un excès de cuivre amène les mêmes symptômes alors qu’un manque de cuivre conduit à l’anémie, une faible résistance des os et à une dépigmentation. Dans le cas du sélénium on peut avoir : des pertes d’équilibre, une alcalinité du sang ou une mort subite. Du fluor en excès peut bloquer l’action des enzymes, produire une diminution de la qualité des os et de l’émail dentaire, et conduire à une dégénérescence de certains organes. Le fluor s’accumule dans l’organisme et peut devenir toxique à long terme, même si les quantité ingérées journellement sont à des niveaux considérés comme non toxiques.
Pour les vitamines, les problèmes de toxicité sont à considérer principalement pour les vitamines liposolubles car celles ci sont stockées par l’organisme. Les problèmes causés par un excès ou un manque de vitamine A sont de même nature. La teneur en vitamine D dans le foie des animaux marins peut être si élevée que de s’alimenter avec ces foies non traités peut être mortelle ( conseil : ne mangez pas de foie de requin ou de phoque ). Un manque de vitamine D provoque une décalcification des os et une calcification des tissus mous. Trop de pyridoxine ( vitamine B6 ) entraîne des convulsion et la mort. Des diarrhées persistantes peuvent être causées par la choline. La plupart des autres vitamines et des autres minéraux sont relativement non toxiques et les excès éventuels sont éliminés par les urines.
Pour leur croissance les plantes vont prélever du sélénium du sol et le concentré quelque peu. Les plantes sont mangées par les herbivores Le sélénium restant fixé principalement dans les os des herbivores durant toute la vie et ces derniers mangeant des tonnes d’herbes, le niveau de sélénium dans ces animaux sera donc élevé ; la situation empire pour les carnivores qui mangent des herbivores car étant situés en bout de chaîne alimentaire l’apport en sélénium pour eux pourrait approcher des niveaux toxiques.
Ce phénomène pourrait être amplifié à cause du sélénium contenu dans l’eau du sol, non seulement vous mangez des quantités importantes de sélénium mais vous en buvez aussi, accélérant le processus d’accumulation.
Le sélénium est un exemple parmi d’autres, les mêmes problèmes concernent le plomb, le zinc, le cuivre.
L’ennui avec une alimentation à base de croquettes est que vous n’avez aucune idée d’où proviennent les constituants de celles ci donc de ce fait aucune idée de la concentration des toxiques.
Les gens s’inquiètent du chlore contenu dans l’eau ; le chlore est facile à éliminer soit en laissant l’eau reposée 24heures soit en la purifiant à travers un filtre à osmose inverse, cette dernière technique est relativement efficace pour retirer la plupart des impuretés.
Un dernier point à regarder. Si vous lisez de façon minutieuse la liste des minéraux essentiels, vous remarquerez que la plupart sont extrêmement toxiques dans leur état élémentaire, par exemple :
    • le sel (chlorure de sodium ) est composé de deux constituants chimiques toxiques, puisque respirez du chlore est très dangereux, car il attaque les voies respiratoires, à haute dose il est même mortel, et le sodium car il brûle de façon inextinguible dans l’air.

Mais ces éléments, sous forme ionique, sont nécessaires à la vie. Le chlore est un bon exemple, sous forme élémentaire il est très toxique ( gaz ), sous forme ionique il est essentiel pour la régulation du pH cellulaire et la fabrication des acides stomachaux. "
 
Article12 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 27 mai 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" L’eau est aussi importante que la qualité et le dosage de la nourriture, peut être même plus. L’eau est le solvant naturel de beaucoup de substances et elle intervient de façon essentielle au niveau des fonctions cellulaires du métabolisme et du transport des nutriments ; l’eau a des milliers d’autres fonctions aussi importantes. Comme les produits chimiques dissous dans l’eau peuvent avoir un impact important sur le métabolisme, une fourniture d’eau pure et non polluée est vitale. Il y a beaucoup de conseils concernant l’eau et de nombreuses personnes ont surligné les passages des articles ayant trait aux additions de fluor et de chlore. Je ne veux pas être entraîné dans ce débat. Plus jamais je ne désire argumenter sur la " thérapie des couleurs " ( N.D.T : débats stériles ). Les gens ont le droit d’avoir leur propre opinion et autant que je puisse être concerné, ils ont le droit de remplacer l’eau du robinet par n’importe quel type d’eau. Aussi j’indiquerai seulement les principales différences et vous déciderez vous même.
L’eau en bouteille c’est juste de l’eau ; à moins que l’étiquette ne spécifie distillée, minérale, stérilisée, filtrée ou autres appellations, vous ne savez pas quel est le type d’eau contenu. Quelquefois l’eau en bouteille n’est rien d’autre que l’eau du robinet. Lisez bien les étiquettes.
L’eau de source provient d’une source et elle a la pureté aquifère environnante. Si la nappe aquifère est polluée par des hydrocarbures, l’eau de source le sera également. L’eau minérale contient des substances minérales dissoutes ce qui est d’ailleurs le cas pour tous les types d’eau ( excepté l’eau ultra pure ). L’appellation eau minérale fait référence à des eaux contenant des phosphates, des carbonates ou sulfates et d’autres éléments à l’échelle de traces dont la composition dépend de l’origine de la source.
L’eau distillée a été évaporée sous forme de gaz ( habituellement par chauffage ) et ensuite recondensée sous forme d’eau, selon le nombre de cycles d’évaporation sous condensation, la composition de l’eau distillée s’approchera de celle de l’eau très pure. Une eau à pH neutre a été tamponnée tel que le pH soit aussi proche que possible de 7 ; typiquement l’eau distillée est légèrement acide ( pH entre 6 et 7 ) en raison de l’absorption du gaz carbonique de l’air par l’eau qui conduit à la création d’acide carbonique.
Dans la plupart des villes des U.S.A l’eau est chlorée afin de tuer les bactéries et les virus, c’est la raison pour laquelle les cas de choléra et de typhoïde sont très rares dans ce pays. Toute personne avant de déclarer que le chlore est néfaste et ne devrait pas être utilisé pour assainir l’eau des villes, devrait voyager dans des pays où de telles épidémies sont présentes et regarder les nourrissons et les vieillards qui en meurent ; je l’ai vécu et je suis un supporter de l’adjonction du chlore pour cette raison. Le chlore est ajouté à l’eau à raison des teneurs comprises entre 0,5 et une partie par million ppm, ce qui correspond à 0,5 à 1 part de chlore pour un million de part d’eau ( N.D.T : ou 1gr de chlore par tonne d’eau ). Cette consommation est plus faible que les quantités de chlore que vous trouvez naturellement dans la plupart des plantes, telles que les céréales ( supérieure à 20mg par kg de poids sec )( N.D.T : 20 fois plus que la teneur du chlore ajouté dans l’eau de ville ). Si votre furet est sensible au chlore ou que vous ne vouliez pas que vos animaux en boivent, utilisez soit de l’eau en bouteille ou laissez l’eau du robinet se reposer à l’air ( N.D.T : 24 heures ) et le chlore s’évaporera de lui même. Vous pouvez aussi acheter un neutralisateur de chlore qui est vendu pour les aquariophiles ou encore un système onéreux. Le chlore peut être très toxique mais sans lui les globules rouges seraient incapables d’échanger le gaz carbonique et l’oxygène.
Des fluorures ( habituellement du fluorure de sodium ) sont ajoutés à l’eau des villes pour lutter contre les caries dentaires, l’adjonction de ceux ci est de l’ordre d’une partie par million (ppm) le cas du fluor est beaucoup plus sujet à controverses quoique cette concentration ne soit pas supérieur à celle trouvée dans certaines eaux minérales naturelles sans oublier le dentifrice. Je ne pense pas que le fluor puisse s’éliminer en laissant reposer l’eau, comme pour le chlore, les ions fluorures ne pouvant se recombiner pour former des molécules gazeuses (gaz) mais les méthodes de filtres chimiques fonctionnent. Une anecdote : " J’ai un ami végétalien qui peste régulièrement contre le chlore et les fluorures mais mange des céréales tous les jours et avale des tonnes d’eau minérale. Lorsque j’en ai eu assez de l’entendre râler j’ai calculé la quantité de chlore et de fluor qu’il ingérait dans son alimentation et il est apparu que cette dose était dix fois supérieure à celle qu’il aurait eu en buvant de l’eau du robinet ".
Ceci n’est pas un plaidoyer pour l’eau du robinet contre les autres types d’eau ; certaines eaux de villes sont passablement médiocres même dans les standards du tiers monde. Le message que je désire transmettre c’est que les gens avant de hurler contre les additifs dont les bienfaits sur la santé sont prouvés, doivent regarder les quantités absorbées à partir des autres sources d’alimentation. Les personnes ou les animaux hypersensibles à ces produits (Cl et F) sont les exceptions qui confirment la règle et de ce fait doivent éviter de consommer ce type d’eau.
Dans le débat : origine naturelle contre origine artificielle, des substances chimiques, j’approuve de nombreux cas (naturels). Pour un certain nombre de vitamines je considère qu’une origine naturelle est probablement meilleure , pas parce qu’une origine artificielle n’est pas bonne, mais parce que il peut manquer un certain nombre d’éléments à l’échelle de traces qui sont dans les nutriments naturels. Je n’ai pas le même avis pour les constituants élémentaires, du chlorure de sodium pur qu’il soit synthétisé dans un labo, provenant de la mer ( marais salant) ou provenant de mine (sel gemme) est toujours du chlorure de sodium.
Les fibres et les parties non assimilables (PNA) de l’alimentation sont souvent considérées comme similaires mais il y a des différences. Les PNA peuvent être n’importe quoi, des poils, des plumes, des fibres de vêtements, de la cellulose, de la sciure de bois, de la peau non digérée ; les PNA aident au transit intestinale. Les fibres font références principalement à la cellulose végétale, c’est ce que vous ingurgitez lorsque vous mangez beaucoup de son ; les fibres agissent de façon identique aux PNA. Le tractus digestif requiert des PNA pour un bon nettoyage des intestins et une bonne absorption des nutriments. Ceci est même vrai pour les carnivores primaires comme le furet.
Dans le monde sauvage le putois mange beaucoup de PNA tels que des morceaux d’os et des poils. Le tractus du furet et du putois absorbent quasiment toutes les protéines contenues dans une carcasse animale, à ce stade, dans l’intestin, on notera la présence de feces (matières putrides remplies de bactéries) liées par du mucus.
Sans les PNA les intestins ont plus de difficulté à éliminer tous ces déchets et bactéries, ce qui peut être facteur de maladies intestinales dont, éventuellement l’ECE, la constipation, les hémorroïdes et un prolapsus(" descente ") du rectum.
Les cendres sont ajoutées dans certaines croquettes, mais les cendres étant des minéraux, elles ne correspondent pas aux PNA. Trop de PNA à aussi ses inconvénients cela peut entraîner des diarrhées, des gaz, des retournements d’anus et des saignements. "
 
Article 13 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 31 mai 1998 (Diet 101).
 
Bob Church, après un bref préliminaire concernant les questions à la FML, écrit :
" Que se passe-t-il quand un carnivore mange une proie ? Est-ce le même processus lorsqu’un omnivore ou un herbivore mange quelque chose ? Le furet est un carnivore primaire dont le régime alimentaire naturel inclut peu ou pas du tout d’aliments d’origine végétale. Les carnivores non primaires ( carnivores secondaires ) consomment plus d’aliments d’origine végétale que les carnivores primaires, mais moins que les omnivores. Le passage entre les différents types de régimes alimentaires se fait de façon continue et non en marche d’escalier. Imaginez un carnivore primaire glissant vers le carnivore secondaire, lequel glisserait vers l’omnivore, ce dernier vers l’herbivore secondaire, puis vers l’herbivore. Beaucoup de zoologistes classeraient le lynx dans les carnivores primaires, le coyote dans les carnivores secondaires, un ours noir dans les omnivores, un rat dans les herbivores secondaires, et un daim dans les herbivores.
Les mammifères carnivores primaires présentent des modifications de leurs systèmes digestifs comprenant des dents faites pour couper plutôt qu’écraser, un estomac simple et plutôt grand, un intestin court, un caecum réduit ou absent et des durées de transit alimentaire courtes. L’estomac est volumineux ramené à la taille du corps ; ceci est très utile si vous ne mangez qu’une fois par jour et encore , ou quand vous devez vous alimenter rapidement. Sa structure est simple comparée à celle des herbivores. Le caecum ( qui permet l’assimilation des végétaux ) est une extension du gros intestin et se présente comme un petit sac se situant à la jonction de l’intestin grêle et du gros intestin (N.D.T : l’appendice chez l’homme). Chez les herbivores le caecum peut être extrêmement long, même plus important que le gros intestin. Chez les carnivores primaires, le caecum est petit ou absent. Le caecum des furets a disparu et la jonction entre le gros intestin et l’intestin grêle n’est pas visible à l’oeil nu (N.D.T : pas de risque d’appendicite chez le furet, ouf !). Bien que domestiqués, les furets sont toujours, physiologiquement, des carnivores primaires, c’est à dire des mangeurs d’animaux.
La digestion commence dans la bouche lorsque les dents coupent et écrasent la nourriture tout en la mélangeant à la salive qui contient de l’eau et des enzymes . La salive des différents mammifères n’a pas la même composition enzymatique, en particulier les carnivores ont peu d’enzymes permettant la conversion des glucides. C’est l’effet de l’évolution, si vous ingérez principalement de la viande riche en protéines et en matières grasses ; pourquoi continuer à synthétiser une enzyme convertissant les glucides présents dans les plantes ? Les herbivores mâchent longtemps leur nourriture pour l’imprégner d’enzymes salivaires et certains herbivores primaires remangent leurs fèces vertes pour en réextraire les éléments nutritifs ou ruminent. Les carnivores coupent la viande et les os en morceaux suffisamment petits pour être avalés et engloutis non mâchés. Chez les carnivores primaires, c’est la quatrième molaire de taille réduite qui est faite pour écraser les aliments ( N.D.T : les trois premières molaires sont faites pour trancher et découper ).
Dans le cas des herbivores la nourriture a un temps de séjour important dans l’estomac, ce dernier peut être large et complexe, ou multiple, de façon à casser les végétaux afin que les bactéries intestinales puissent transformer la cellulose en sucre. L’estomac des carnivores est beaucoup moins complexe, et normalement celui-ci se vide rapidement, car l’extraction des nutriments à partir de viande est très simple par rapport à l’extraction de ceux-ci à partir des végétaux.
Les enzymes produits pour la digestion reflètent le régime alimentaire des mammifères, ainsi pour les carnivores, ils ont pour but de digérer la viande ; les enzymes digestifs des herbivores transforment les glucides en sucre. Les carnivores ont tendance à perdre la faculté de rompre les glucides complexes et les sucres assez vite après le sevrage, c’est la raison pour laquelle les bébés qui supportent très bien le lactose y deviennent intolérants à l’âge adulte. Il y a des faits qui montrent que pour beaucoup d’espèces, l’apport continu de lait (laitage) pendant l’enfance et l’âge adulte permet de maintenir une certaine tolérance au lait. Les carnivores peuvent beaucoup plus facilement que les herbivores produire leur énergie à partir de protéines avec quelques effets secondaires pervers comme une acidose et des crises d’acétone.
Il y a beaucoup d’autres différences entre les différents types de mammifères ( voyez le livre d’anatomie comparée des vertébrés d'Hyman ) le fait est que l’évolution des mammifères s’est effectuée sur des millions d’années et que, pendant ce temps, le système digestif s’est adapté en fonction d’un type d’alimentation particulier ; ce qui fait qu’un herbivore n’est pas un omnivore et ne peut définitivement être un carnivore primaire. C’est une erreur que d’affirmer qu’un animal appartenant à une catégorie peut survivre avec une alimentation correspondant à une autre, tout en restant en bonne santé ! Essayez d’imaginer ce qui arriverait à un cheval nourrit que de viande, même si vous arriviez à le nourrir de cette façon il ne resterait pas en bonne santé. Quels seraient les effets à long terme sur ses intestins ? De fait les herbivores d’élevages bovins et ovins peuvent voir leur croissance stimulée par l’ajout à leur nourriture de sous produits animaux ( N.D.T : cela a conduit au problème de la vache folle ) il est vrai que la plupart des herbivores peuvent manger des petits animaux de façon occasionnelle ou mâchouiller un os. De la même façon, et toujours occasionnellement, les carnivores primaires peuvent consommer des végétaux. Vous ne pouvez convaincre quiconque, qu’un cheval puisse vivre mieux et plus heureux en s’accommodant de la nourriture d’un lion. Pourquoi essayer de persuader les gens qu’un carnivore primaire sera en meilleure santé en se contentant d’un régime alimentaire pour omnivore ou herbivore ? Les carnivores primaires même domestiqués se porteront mieux en ayant un régime alimentaire proche d’un régime naturel évolutionniste. C’est la même chose pour tous les animaux.
Pourquoi les furets mangent-ils des pommes de terre et des carottes ? Ce n’est pas une attitude naturelle, c’est sûr ; les pommes de terre proviennent du nouveau monde et le putois européen ne les connaissaient pas. Je suppose en réalité que les furets sont conditionnés pour qu’ils les considèrent comme de la nourriture soit parce qu’ils y ont goûté tout petit ou parce que l’odeur est proche de certaines senteurs de croquettes. Les putois et les furets de Nouvelle Zélande, redevenus sauvages, délaissent tous les deux les carottes et les pommes de terre pour la viande. Vous pouvez retenir et croire l’assertion suivante : un furet est un animal prévu pour manger d’autres animaux et tout son système digestif reflète ce fait fondamental. "
 
 
Article14 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 2 juin 1998 (Diet 101).
 
Bob church écrit :
" Les faits de base à connaître sur les nourritures pouvant être données aux furets :
        • Les nourritures sèches pour chien ( croquettes, granulés ) :

Elles sont trop pauvres en protéines et matières grasses pour convenir aux furets sauf en ration d’urgence ( ex : rupture d’approvisionnement ) Toutefois il n’y a aucun risque d’utiliser de temps en temps de la nourriture pour chien ou des snacks comme récompense.
        • Les nourritures fraîches pour chien (du type boite ) :

Elles sont meilleures que les sèches mais les % en protéines et matières grasses ne sont pas suffisantes pour couvrir les besoins du furet ; encore que cela puisse être l’occasion de varier sa nourriture une fois de temps en temps ; une fois ou deux par mois n’altérerait pas les conditions nutritionnelles de votre furet. Les nouvelles nourritures pour chiens à base de vraie viande sont très bien et utilisables pour de bonnes récompenses.
        • Les nourritures sèches pour chats :

Bien que le taux de protéines et de matières grasses soit assez élevé, cela ne veut pas dire qu’elles soient constituées d’ingrédients de qualité, ni qu’elles soient très digestes. Regardez les trois, quatre ingrédients indiqués dans la composition, s’ils sont à base de céréales cette nourriture sera principalement composée de céréales même si la viande est le premier ingrédient ( N.D.T : la composition en protéines et en matières grasses des croquettes pour chatons est mieux adaptée aux besoins du furet, car plus riche dans ces deux éléments ).
        • La nourriture pour vison :

Elles sont presque toujours à base de poisson et la plupart des problèmes nutritionnels ont été résolus. Ces produits commerciaux sont sûrement meilleurs pour les furets que les croquettes à chats ; la plupart sentent fort, s’abîment vite et se retrouvent sous formes hasardeuses dans la boite à litière, elles sont très bien pour varier la nourriture, de temps en temps, surtout si vous avez une bonne ventilation. Les nourritures de bonne qualité pour les visons sont les égales des meilleures pour furets ; les deux espèces sont très proches, mais des différences de besoins nutritionnels existent.
        • Les petits pots pour bébés :

Prenez ceux sans oignons et sans sel. Certains sont extrêmement bons mais onéreux. Ces aliments ont une forte teneur en protéines mais le taux de matières grasses est faible ; aussi d’habitude je les coupe avec de la crème fraîche épaisse. Pour les furets convalescents j’utilise, comme sauce pour recouvrir d’autres aliments, les petits pots contenant des morceaux
        • Les animaux écrasés :

Je sais que certaines personnes utilisent des animaux écrasés comme complément alimentaire. Je ne le recommande pas pour plusieurs raisons.
            1. Dans beaucoup d’état la faune sauvage appartient à l’état et vous n’êtes pas autorisés à les ramasser sans autorisation.
            2. Le fait que l’animal ait été écrasé et ses tissus abîmés, que des os internes aient été écrasés, peuvent introduire des microbes dans l’organisme, vous risquez d’apporter des maladies ou des parasites à votre furet. Laissez ces charognes pour les coyotes.
        • La viande crue :

C’est probablement la meilleure nourriture que vous pouvez donner à votre furet si elle provient de carcasse complète comme des souris ou des rats congelés. La viande crue, si elle provient de steak ou de morceaux de volaille n’est pas aussi bonne que vous pouvez le penser pour les furets. Une tranche de steak n’est pas une nourriture complète et il manque principalement du calcium et des matières grasses. Un furet qui ne mangerait que du steak développera un béribéri et décédera. Des poussins et des souris roses sont bons en petites quantités.
        • Gibier tué à la chasse :

Si vous pouvez le manger, le furet aussi. L’inconvénient est que si la viande de boeuf ou de porc ne possède que 15 à 25% de matières grasses le gibier lui n’en contient que 5 à 10%.
        • Les oiseaux abattus :

De la même façon que pour les mammifères, ceux ci forment une excellente alimentation, à partir du moment ou ceux ci sont nourris avec des produits de bonne qualité.
        • Les poissons :

Tous les poissons n’ont pas été créés égaux et certains présentent des carences en nutriments pour les furets. Toutefois le poisson est une bonne nourriture, meilleure que les croquettes, et c’est très bon pour le furet si ce n’est pas la seule source alimentaire.
        • Les bâtonnets (du type snack " favorits " ) :

Pas gras et les produits commerciaux sont trop salés, mais si vous les faites vous mêmes, sans sel, c’est un très bon snack qui aide au nettoyage des dents.( N.D.T : mais moins que des morceaux d’oreille fraîche de cochon ).
        • Les fruits secs :

Ceux ci peuvent occasionner des gaz et des diarrhées, autrement ils sont sans danger. Les furets adorent les sucres simples ( Note de B.Church, bien que cela puisse provoquer des selles molles, c’est sans danger si le furet mange bien et dispose de boisson abondante ).
        • Les os :

Une nourriture presque parfaite ; beaucoup de carnivores peuvent vivre en ne mangeant que des os. Si l’os est cuit en atmosphère sèche, il durcit, s’il est cuit à l’eau, il se ramollit. Les meilleurs morceaux sont les parties tendres des extrémités et la moelle. On peut s’inquiéter au sujet des esquilles d’os, c’est un problème très rare ( du moins pour les furets ) et qui peut être évité en écrasant les os. Les os maintiennent les dents propres.
        • Les insectes :

Une nourriture excellente, tant qu’ils ne sont pas recouverts de spray anti-cafards. Excellente gâterie. Congelez les pour les tuer humainement, sans douleur. "
 
 
Article15 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 3 juin 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Suite de la liste des aliments :
    • Les viandes travaillées pour la consommation humaine :

Il s’agit de la charcuterie, salami, saucisson, pâté, corneed beef, etc... La plupart de ces produits sont trop salés pour les furets et ils contiennent des conservateurs dont l’innocuité est prouvée sur l’homme mais pas sur le furet. Donnés en petite quantité, comme gâteries, ils sont sans danger surtout les spécialités peu salées.
    • Les fruits secs, du type noix :

Ils sont riches en protéines végétales, en matières grasses et en glucides complexes ; les composés sont difficiles à digérer et donneront la courante aux furets. Toutefois, consommés avec modération, comme récompenses, ces aliments oléagineux sont sans danger.
    • Les légumes crus :

Beaucoup de furets adorent les pommes de terre, les brocolis, les carottes ainsi que d’autres légumes ; mais en fait, il n’y a rien d’utile dans ces légumes par rapport aux besoins des furets. Le système digestif du furet ne peut digérer la cellulose, aussi cette dernière traverse le système digestif et est rejetée avec la partie des protéines et des hydrates de carbone non digérés. Autre inconvénient, si le furet absorbe des légumes dans un intervalle de temps proche de ses repas habituels, cela peut l’empêcher d’absorber tous les nutriments de son repas courant ; en effet l’augmentation, au niveau de l’estomac, du volume du bol alimentaire par les fibres, incitera l’estomac à se vider plus rapidement avant la fin de l’action des enzymes sur les protéines et les matières grasses. Tout le transit digestif sera accéléré et l’assimilation sera réduite. De plus, quelques gros morceaux de légumes peuvent agir comme du caoutchouc et bloquer les intestins. A ce sujet, il y a une drôle de controverse par rapport aux méfaits des os. Je connais au moins 5 cas de furets décédés suite à des blocages dus à des carottes ou du brocolis et seulement 1 cas, dont la réalité n'est pas démontrée, de problèmes avec les os. Beaucoup de livres et d’amateurs de furets déconseillent fortement les os, mais donnent des légumes frais aux furets... Les furets sont des carnivores primaires et leur système digestif est conçu pour digérer la viande et les os, ce ne sont pas des herbivores primaires capables de digérer la cellulose. Ce n’est pas de la bonne nourriture pour les furets même s'ils aiment ça. Les seuls nutriments intéressants qu’ils pourront extraire des légumes frais sont des vitamines, mais en raison de diarrhées et de blocage intestinaux donnez leur plutôt quelques gouttes de ferretone ( N.D.T : produit américain que les furets aiment à la folie à base d’huile de soja, foie de poisson, etc..., vitamines incluses. On en trouve dans la plupart des animaleries françaises ).
    • Les légumes cuits :

Très nettement meilleurs que les crus, mais il n’apporte rien aux furets, c’est encore moins bon que la nourriture bon marché pour chien. Comme gâteries, récompenses, occasionnelles, ok, mais attention aux gaz et aux selles molles.
    • Les cartilages :

Les têtes d’os de poulet, les oreilles de porc, de boeuf, etc...sont constituées de cartilages ; des préparations à base de cartilages servent de remèdes homéopathiques dans le cas de douleurs articulaires. Personnellement je suis convaincu que cela explique pourquoi les furets adorent mâcher le caoutchouc et les légumes frais car ces derniers ont une texture et une consistance proches de celles du cartilage. Beaucoup de carnivores ( et de personnes ) aiment mâchouiller des objets caoutchouteux et les cartilages remplissent ce rôle ( N.D.T : A quand les oreilles de cochons à la chlorophylle ! ) Il existe un article pour furets assurant cette fonction mais personnellement je le trouve trop onéreux et je lui substitue des oreilles de cochons séchées ( articles pour chiens ) je laisse ces oreilles se ramollir dans l’eau, ensuite je les découpe en lanières (N.D.T : En France on trouve mieux : des oreilles de cochons fraîches, nos deux furets et nos chiennes adorent !) Depuis que j’ai donné ce type de possibilité, mâchouiller, ainsi que des os à manger, mes furets n’essaient plus " d’attaquer " les éléments intérieurs de ma maison, ni toutes substances caoutchouteuses ou structures cordées, même " Ballistic " le furet qui vous attaquait vos semelles alors que vous portiez vos chaussures, a arrêté. Le cartilage est principalement constitué de protéines avec très peu de lipides, comme supplément, gâterie, c’est excellent.
    • Les fruits frais :

Ils sont constitués, principalement, de cellulose, d’hydrates de carbone complexes et de sucres simples, la plupart des mammifères en raffolent. Avec les fruits vous n’avez pas de risque d’obstruction intestinale comme avec les légumes crus. Dans les fruits les furets n’absorbent que les sucres simples. Très bien comme gâteries ou suppléments occasionnels.
    • La crème fraîche épaisse :

Principalement constituée de matière, il ne reste plus de lactose. Les furets adorent çà ( du moins une fois qu’ils y ont goûtée ) mais provoque souvent des selles molles qui ne sont pas dues à l’intolérance au lactose mais à la richesse des matières grasses. Je donne rarement de la crème fraîche nature, je la coupe avec d’autres choses comme, par exemple, la crème de poulet. C’est un bon mélange pour refaire prendre du poids à un furet malade mais il faut surveiller la consistance des selles. En dehors des furets malades, utilisez ce mélange avec parcimonie si vous ne voulez pas transformer vos furets en bonbonnes.
    • Le lait et les produits laitiers :

La plupart des furets adultes sont intolérants au lactose mais il semble que, si on continue à donner du lait au moment du sevrage puis jusqu’à l’âge adulte, on puisse maintenir la capacité des furets adultes à digérer le lactose. La plupart des furets, si vous leur donnez plus de quelques gorgées de lait ou du yaourt, auront des selles molles. Beaucoup de chasseurs utilisant des furets, les nourrissent à base de lait et les furets ne semblent pas en souffrir. Je ne sais pas si ce sont des furets tolérants au lactose ou si cette tolérance a été acquise par les habitudes alimentaires.
    • Le fromage :

Voir lait. Des petits morceaux de fromage, de temps en temps, ne semblent pas poser de problème, mais attention de ne pas en donner trop ( N.D.T : en dehors des ennuis liés au lait, le fromage est un aliment contenant du sel, donc même si votre furet supporte bien le fromage, pas d’excès. Remarque : il existe des fromages sans sel pour les régimes, ex : gouda).
    • Le chocolat :

Il contient de la théobromide qui est toxique pour les chiens. On m’a rapporté qu’il y avait beaucoup de furets qui mangeaient du chocolat sans être malades. De nombreuses personnes pensent que, puisque le chocolat est mauvais pour les chiens, il doit être aussi toxique pour les furets, ce qui n’est pas forcément vrai. En fait il semble que, de petits morceaux de chocolat donnés, de temps en temps, aux furets, ne doivent pas être dangereux.
    • Les chips et les frites :

C’est déjà très mauvais pour les humains ! c’est plein de sel, de matières grasses végétales, de glucides complexes, difficiles à digérer pour un furet. Bon de façon vraiment occasionnelle, parce qu’ils adorent tellement cela, mais je ne vous ai rien dit...
    • Le beurre de cacahuètes :

Comme gâterie c’est apprécié, mais c’est dur à digérer et cela peut donner des selles molles.
    • Le café et les sodas :

Si la boisson contient de la caféine (café, coca...) rappelez vous que le rythme cardiaque d’un furet est déjà très rapide et que la caféine va l’accélérer. Ces boissons, de toutes les façons, sont mauvaises pour nous, je le sais, je suis " addicted " ( intoxiqué ). Il vaut mieux ne pas en donner aux furets, mais quelques gorgées, de temps en temps, ne leur fera pas de mal. "
 
 
 
Article16 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 5 juin 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
"  Nous avons établi que les furets sont des putois domestiqués lesquels sont des carnivores primaires. En utilisant des données de provenance différente, voici ce que pourrait être l’alimentation d’un putois au cours de l’été ou de l’automne.
1er jour : un écureuil. 2eme jour : deux oisillons tombés du nid. 3eme jour : néant. 4eme jour : deux grenouilles, un petit poisson, deux têtards. 5eme jour : un crapaud et un campagnol. 6eme jour : un jeune lapin. 7eme jour : le reste du lapereau de la veille. 8eme jour : les derniers restes du lapin (os...), une musaraigne et quelques baies.
Leur alimentation est variée, allant de petits rongeurs, aux poissons et plein d’autres choses. Le putois, contrairement au furet à pattes noires des Etats Unis ( spécialisé dans les chiens de prairie ), est un prédateur généraliste dans le choix de ses proies. Les putois Européens ( les ancêtres, les plus probables, des furets domestiques, mais cela n’est pas prouvé ) sont des chasseurs généralistes une grande partie de l’année, mais localement certains sont devenus des chasseurs spécialisés dans les grenouilles et les crapauds. Soit que ce fait n’ait pas été vu dans des études antérieures, ou bien c’est un changement récent qui pourrait être dû à la pression écologique provoquée par l’introduction du vison américain à travers l’Europe (N.D.T : ? ?). Maintenant les règles de l’évolutionnisme reconnues, disent les généralistes, peuvent produire des souches de spécialistes à évolution indépendante. Le phénomène inverse n’est pas possible ; aussi l’affirmation que les ancêtres du putois européen étaient aussi des généralistes est valide. Ce qui signifie que durant des millions d’années les ancêtres des furets ont eu une alimentation variée ; mais depuis plus de vingt ans la norme pour les furets est une alimentation monotone à base de croquettes. " Cela a t il un sens ? "
Si l’on regarde les études menées sur les carnivores dans les zoo et plus particulièrement ceux qui ont réussi à élever des carnivores, vous verriez qu’ils ont une alimentation proche d’une alimentation à la vie sauvage, qui est très variée. Le fait de donner une alimentation du type naturel n’est pas une concession aux théories de l’évolution mais cela est prouvé par l’expérience. De plus, les gens promouvant " l’alimentation bio ", dont des végétariens connus, ont compris que le végétarisme est réaliste pour les herbivores et certains omnivores, mais dangereuse pour la santé des carnivores.
Certaines personnes placeront leurs préférences et préjugés alimentaires sans tenir compte des besoins réels de leurs animaux. Obliger un carnivore à devenir un herbivore est la même chose que de forcer un végétarien à devenir carnivore. C’est ignoble car cela ne tient pas compte des besoins nutritionnels spécifiques et les animaux ne peuvent, bien évidemment, même pas donner leur avis ! Comme possesseurs attentifs d’animaux, nous devons nous faire l’écho de leurs désirs non exprimés. Sans doute aucun carnivore ne voudra se contenter d’un régime d’herbivore !
Des carcasses crues ou des croquettes, moralement le problème est identique ; la différence c’est que les croquettes ont l’air sympa et correct ( bien qu’elles puissent être fabriquées avec des animaux écrasés ) aussi ai je souvent entendu des gens me dire :  " pourquoi se tracasser, mon furet n’aime pas la viande ". Les furets sont des prédateurs olfactifs et la mémorisation des odeurs correspondantes à de la nourriture se fait à un âge assez jeune. A l’âge de six mois cette reconnaissance est quasiment figée pour la vie. Mettre un morceau de poulet sous le nez d’un furet de trois ans n’est pas un bon test pour savoir si un furet préfère manger de la viande aux croquettes. Je n’ai jamais vu de cas ou un furet préfère les croquettes à la viande une fois qu’il a compris que la viande est une nourriture.
Vous pouvez modifier le régime alimentaire de votre furet vers une alimentation plus généraliste en suivant les étapes ci après et ceci lorsque votre furet est le plus jeune possible :
    1. Habituez votre furet à manger une large gamme de croquettes différentes en incluant mêmes celles qui ne correspondent pas à votre standard nutritionnel ; ceci élargit la mémorisation olfactive de votre furet et peut vous être utile en cas de rupture de stock de vos croquettes habituelles.
    2. Commencez à introduire, dans son alimentation, de la nourriture en boite pour chat.
    3. Une fois ou deux par mois donnez lui de la nourriture en boite, de bonne qualité, pour chien. Cette nourriture n’est pas équilibrée mais une fois ou deux par mois ce n’est pas dangereux et il l’appréciera.
    4. Allez dans une animalerie vendant des serpents et achetez des souris congelées, s’il n’y en a pas, payez un supplément pour que le vendeur le fasse. Laissez décongeler et reposer la souris avant de la donner à votre furet ; même si le furet joue avec la carcasse de la souris morte, il n’y a pas de cruauté ou de torture comme sur un animal vivant. Une fois qu’ils ont réalisé que la souris était comestible, certains de mes furets , parmi les plus tendres et doux, sont devenus des exterminateurs de souris.
    5. Donnez des petits morceaux de poulet frit ou " cornish game hen "( ?) avec les os. Si vous craignez les bactéries, ébouillantez les pendant quelques 30 secondes. C’est trop bon surtout avec les gésiers.
    6. Du foie, de boeuf, porc, volaille, est très apprécié et est un repas en lui même.
    7. Des petits morceaux de coeur de boeuf ou de volaille sont parfaits ( ce ne sont pas des aliments complets, mais très bien ).
    8. Achetez des hamburgers au plus petits prix (bien gras) (N.D.T : vérifiez que ces hamburgers sont pur boeuf du type 15 à 20% de matières grasses, méfiez vous de ceux avec 50% de protéines végétales ), les mélanger avec des os de poulet écrasés( moelle incluse ) ajoutez des croquettes écrasées. Réalisez des boulettes de la taille d’un calot en agathe et les faire bouillir jusqu’à ce que la partie centrale soit cuite. Le bouillon peut servir de boisson et ces boulettes de viande comme friandises valent les raisins secs !
    9. Ajoutez de la truite, saumon, crabe, crevettes, praires, etc...à vos croquettes et mélangez le tout.
    10. En complément alimentaire donnez aux furets des sauterelles et des vers de terre décongelés. "

 
 
 
Article17 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 7juin 1998 (Diet 101).
 
Bob Church écrit :
"  Les croquettes :
Nous savons tous que ce n’est pas fameux mais qu’elles sont les alternatives ? Bon, les croquettes si ce n’est pas terrible ce n’est pas si mauvais que cela, si on les utilise de manière responsable et nutritionnelle. En d’autres termes, c’est une nourriture acceptable par elle même ( en gros ) si elles sont utilisées en conjonction avec d’autres aliments . Les croquettes peuvent servir de pierre angulaire d’un régime alimentaire équilibré.
Quelques mythes à dissiper :
Certaines personnes appréhendent de mélanger plusieurs nourritures car elles craignent de déséquilibrer le régime alimentaire de leur furet. Quand vous déjeunez est ce que chacun de vos repas est parfaitement équilibré ? Est ce que les enfants en croissance reçoivent un repas équilibré à chaque fois ? Non bien sûr, tant que le régime alimentaire est globalement équilibré et que les carences ne sont pas fréquentes et importantes, tout va bien. Un repas (ou deux) peut être " dément " sans effet à long et même à court terme. Les mots clefs sont ici : modération et fréquence faibles. Pensez à cela, dans la nature, en effet, les prédateurs tuent, généralement, les proies qui sont vieilles, malades ou blessées. La carcasse qu’ils vont manger n’est pas forcément de premier choix et peut manquer de matières grasses ou d’autres nutriments, mais globalement l’équilibre sera atteint si votre furet est en bonne santé, un repas (ou deux) déséquilibré est, par mois, sans conséquence.
Un autre mythe est de croire qu’il faut laisser de la nourriture en permanence pour les furets. Pour les furets malades, oui, spécialement pour les furets affaiblis, en sous poids ou hypoglycémiques, mais pour les furets en bonne santé, non ! Dans la nature, souvent les carnivores restent plusieurs jours sans manger ceci sans aucun effet sur leur santé. Les réserves de graisse servent à cela . Un furet en bonne santé peut rester à jeun une journée sans problème. On trouve dans la littérature beaucoup d’articles suggérant que le libre accès à la nourriture raccourcit l’espérance de vie des animaux ( mais aucun de ces test n’a été mené sur des furets, aussi il n’y a aucune preuve tangible ). Toutefois ni les putois, ni les furets redevenus sauvages, en Nouvelle Zélande, ont un bol de croquettes à disposition toute la journée, et ils vont bien. C’est aussi le cas, en Europe, de furets de chasse ou de compagnie qui ne sont nourris que deux fois par jour sans effet néfaste. Aussi, pourquoi croire que les furets ont besoin d’avoir de la nourriture toujours disponible ?
Je pense qu’en partie l’explication se trouve au niveau des croquettes. Les composants majeurs des croquettes, même s’ils ne sont pas cités en premier dans la liste des ingrédients, sont des glucides lents à base de céréales qui ne sont pas faciles à digérer. Les furets mangent donc beaucoup d’hydrates de carbone, mais comme ils ont besoin de beaucoup de protéines et de matières grasses, ils devraient, afin de satisfaire leurs besoins nutritionnels, ingurgiter, en un repas, plus de croquettes que leur capacité stomacale peut en contenir. Pour pallier à ce problème les furets vont donc augmenter la fréquence et le nombre de leurs repas ; de ce fait, ils peuvent devenir gras et être sensibles plus aisément à différentes affections comme les troubles pancréatiques et intestinaux. Il y a un autre aspect auquel il faut penser concernant l’alimentation à base de croquettes. Pensez à un repas de vacances où vous allez vous goinfrer de sucreries et d’hydrates de carbone. Normalement, vous allez vous sentir fatigués et avoir envie de piquer un petit somme... Cela pourrait être un des facteurs qui font que certains furets semblent passer leur vie à manger puis à dormir et n’ont que très peu d’activité, même si on les laisse en liberté.
Un autre mythe à évacuer est l’incapacité des propriétaires d’animaux de compagnie à construire une alimentation saine pour leur furet, le corollaire est que ceci est le rôle des fabriquants de nourriture pour animaux. Souvent, j’ai lu et entendu dire que, d’ajouter des suppléments, ou de donner d’autres aliments de base, allait complètement déséquilibrer un régime à base de croquettes minutieusement conçu. C’est une escroquerie ! Premièrement : qui dit que les croquettes sont des aliments complets et équilibrés ? Des testeurs indépendants ou le marketing des sociétés d’alimentation ? Bing ! Secundo : si les besoins nutritionnels des furets ne sont pas bien connus, qui peut donc affirmer que les croquettes sont des aliments complets et équilibrés ? Rebing ! Pour en finir : qui dit que les possesseurs de furets sont incapables de concevoir des repas complets et équilibrés alors qu’ils sont parfaitement aptes à disséquer les excréments à la recherche des parasites et des petits morceaux de caoutchouc ingérés, à faire avaler des médicaments, à pratiquer des injections sous cutanées, à remarquer très facilement les changements de comportement annonçant le tout début d’une maladie ?
Crack ! Ces objections sont juste de la propagande de marketing qui annihilent les choix du consommateur et peuvent diminuer la qualité de vie de votre furet.
Le dernier des mythes est que le furet étant domestiqué, il n’a plus besoin du type d’alimentation correspondant à son évolution naturelle. Ce n’est pas le principe de la domestication. Les animaux qui sont élevés, soit pour la laine (moutons), d’autres pour leur force (chevaux), d’autres pour produire du lait (vache et chèvre), ou pour leur viande (poulet), et d’autres encore pour détruire les petits rongeurs (chats et furets) n’ont pas eu, pour autant, une importante modification de leur régime alimentaire de base. Ces changements comportementaux sont dans la tête, pas dans l’estomac, et à moins que quelque chose ne le prouve de facto, il n’y a aucune corrélation entre le régime alimentaire et la domestication.
Une fois j’ai dîné chez un végétarien de longue date et, pour le dessert, on nous a offert de la gelée de citron vert. En passant, j’ai rappelé que la gelée était conçue à base de gélatine animale, ce qui a bouleversé mon hôte. Il n’avait jamais établi le lien auparavant
J’ai reçu de nombreux courriers de personnes me disant que j’avais tort de préconiser de la viande crue et des os lorsque des croquettes sont disponibles ; mais comme dans le cas de la gelée d’où viennent les sous produits de viande et de volaille ? Où est la différence entre manger de la viande crue ou consommer des croquettes faites avec de la viande crue hachée et déshydratée ? Comme pour la gelée il n’y a pas de différence, de la viande animale reste de la viande animale, d’un côté vous avez une carcasse de poulet fraîche, de l’autre du poulet haché et déshydraté.
La plupart des enzymes, des acides aminés et des vitamines sont des extraits, et non pas des produits de synthèse ( très chers et même impossibles à fabriquer dans certains cas ). D’où viennent ils ? Il n’y a pas de différence d’éthique morale entre le fait de manger de la viande crue et des croquettes, l’origine est identique. Les seules différences portent sur le nombre de fois qu’un produit est manipulé, transformé, cuisiné, haché et mélangé avec des produits chimiques et des extraits, et sur les répercussions, éventuelles, au niveau de la santé des furets. Personnellement, je pense qu’une souris donnée humainement constitue une meilleure nourriture ( aussi bien moralement que biologiquement ) que les déchets animaliers des abattoirs qui sont hachés.
Un prédateur reste un prédateur, il n’y a pas de diablerie à manger d’autres animaux et ceux ci ne doivent pas être " sauvés "(dans le sens Rédemption) d’un régime alimentaire à base d’animaux. C’est ainsi que marche un monde en bonne santé ! Si de telle chose vous effraie, il est fort probable que votre problème n’est pas avec l’environnement mais sur la façon dont vous le percevez. Si vous ne voulez pas manger de viande et être végétarien c’est votre choix ; mais c’est contre l’éthique morale et biologique d’essayer de transformer un carnivore primaire en herbivore. Ce problème au niveau de l’alimentation est comparable à celui posé par la vivisection car il peut imposer des choix nutritionnels non conformes aux besoins naturels. "
 
 
 
Article18 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 8 juin 1998 (Diet 101).
 
" Ce que Bob Church donne à ces furets :
Il écrit :
        • Croquettes :

Oui. J’utilise, actuellement, les croquettes comme nourriture de base. J’ai un bac de 20 gallons (76 litres) dans mon congélateur, rempli de croquettes mais d’un mélange de différentes variétés. Pour faire le remplissage, je mets 2 gallons (7,6litres) de croquettes Totally ferrets, Science Plan, Iams, Shepard and Green et de la nourriture à chat Excell, plus 1 gallon (3,8 litres) de chaque nourriture de haute qualité (pour chats et furets), pour remplir le conteneur. Ensuite, je mélange le tout et, au moment de m’en servir, je mélange 1 volume de croquettes avec " Zupreeme diet " pour carnivores (quand j’en trouve).
Je conserve les croquettes au congélateur car :
1/ elles restent fraîches, à l’abri des insectes et des moisissures.
2/ cela maintien le taux d’humidité invariant.
3/ cela diminue les odeurs.
        • Les boites pour chats :

J’utilise une large panoplie de nourriture pour chats, de bonne qualité ( ou des boites pour furets lorsque j’en trouve ), je prends les boites les plus chères et à base de tous les types de viandes.
        • Les boites pour chiens :

Une fois par mois, je prends les boites haut de gamme, comme friandises.
        • Le poisson :

De façon habituelle, je donne de la truite ou du saumon, mais le thon en boite (au naturel) n’est pas mal non plus. Ils apprécient l’eau parfumée au thon, et les furets malades le préfèrent au Pedilyte.
        • Le poulet :

Je donne des pots pour bébés à base de poulet, du poulet en boite, des dos, des cous, des ailes, des coeurs, foies et gésiers, des os ainsi que les restes de poulet de mes repas.(" Foster " adore le poulet BBQ). Je fais aussi bouillir mes restes d’os et de viande de poulet ou de dinde, j’y ajoute des morceaux de foie et des croquettes moulues et je sers cela comme " soupe ". Très appréciée !
        • Boeuf :

Je fais des boulettes avec des hamburgers, du boeuf séché et du boeuf en sauce croquettes. Le foie de boeuf est apprécié en petits morceaux.
        • Sauce croquettes :

Prenez un moulin à café pas cher (100 à 200 FF) pour réduire les croquettes en poudre et utilisez les comme farine pour faire des sauces qui serviront à introduire de nouveaux aliments.
        • Coquillages et assimilés :

Très bon, je les fais toujours cuire de suite. Je donne aussi des escargots du jardin, ils adorent. La plupart des furets adorent les crevettes et les écrevisses.
        • Insectes et assimilés :

Je donne assez souvent, des cafards, des punaises d’eau, des sauterelles, des criquets. Habituellement, pour les insectes les plus durs, seul l’abdomen est mangé.
        • Des carcasses crues :

J’achète des souris et des rats, parfois des poussins congelés. Je décongèle les carcasses à la température de la pièce avant de les servir. Pour les furets qui ne veulent pas manger les carcasses, je découpe celles ci poils et ongles compris.
        • Les os :

Ils ont une part importante dans l’alimentation de mes furets, os de poulets ou de dinde. Les os de boeuf sont léchés et polis mais ils sont trop durs pour qu’ils puissent manger la moelle. Pour le poulet, je donne les os du cou et du dos, car ceux ci ne font pas d’éclats et ils sont très riches en moelle, ainsi que les fémurs et les ailes. Les furets adorent le cartilage de ces os ; normalement je les donne crus, mais j’inclus aussi les os cuits restant de mes repas.
        • Les produits laitiers :

Je donne des petits bouts de fromage, de temps en temps, comme gâteries, et quelques gorgées de lait. Chaque jour, pour les furets de petit poids, je donne une cuillerée à dessert de crème fraîche épaisse ; pour les furets de poids normal, une cuillerée à café une fois par semaine.
        • Les fruits :

Les furets peuvent avoir des cubes de 1,25 cm de côté de fruits frais ou un seul morceau d’un fruit sec par jour. Les raisins sont les préférés, mais la pomme, les baies et le melon sont aussi appréciés.
        • Les oeufs :

Le blanc d’oeuf cru peut donner des anémies ; aussi, pour mes furets, je fais les oeufs brouillés, j’ajoute des morceaux de bacon ou je donne les jaunes d’oeuf non utilisés pour la cuisine.
        • Les suppléments :

Pour les jeunes furets (kits) je leur donne des souris et des rats congelés, ainsi que des os de poulet. Pour un furet en pleine croissance, meilleure est sa nourriture, meilleure sa taille deviendra ( dans les limites de sa programmation génétique). Pour les furets plus âgés, je tends à diminuer un peu les protéines et à augmenter la ration en os pour lutter contre les risques d’ostéoporose, constatés chez les furets stérilisés. Chaque furet a droit soit à de la pâte " nutrical " ou à un produit anti-boules de poils (N.D.T : du type ferretvite) en alternance, suivi d’un soupçon de ferretone. Pour les furets plus âgés je donne quotidiennement une gorgée de jus de canneberge (cranberry), j’ajoute de la vitamine C à l’eau de boisson afin de la conserver et acidifier les urines.
        • Les interdits de Bob Church :

Aucun furet n’est autorisé à manger des fruits acides comme le citron vert ou le citron jaune ; l’ananas est à éviter car il attaque, agresse, l’émail des dents. De même sont interdits les morceaux de légumes frais durs (carottes, etc...) même s’ils réclament. C’est non, pour presque toutes les sucreries, je donne quelques menus morceaux de chocolat, pas de soda, quelques minuscules gorgées de café décaféiné et très peu de cacao.
        • Les mauvaises manies de Bob :

" Carbone " adore les boules soufflées au maïs (cornuts ?)et je lui en donne un à l’occasion. " Bear " raffole des pepperonis, je lui en donne une tranche ou deux quand je mange des pizzas. " Jezabell " aime les graines de tournesol, elle s’installe sur mes genoux et les mangent dès que j’ai cassé l’enveloppe. " Nosette " adore les cherrios, (N.D.T : préparation du type corn flakes, pour petit déjeuner, en forme d’anneaux ) et les réclame même ceux qui sont tout aux céréales. " Moose " apprécie beaucoup le café et il finit habituellement le petit fond de la tasse d’Elisabeth (je déteste le café). " Apollo aime la purée de pommes de terre et je lui en donne un petit peu mais pas plus d’une fois par semaine. On peut difficilement éloigner " Amber " de la sauce " taco bell fiery (N.D.T : sauce piquante mexicaine) aussi je lui en laisse lécher un peu sur mes doigts. J’admets, à contre coeur, que la plupart des furets peuvent me convaincre de leur céder des petits morceaux d’oreos (cookies au chocolat). "
 
Article 19 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 12 juin 1998 (Diet 101).
Bob church écrit :
" Désolé, il y aura un article supplémentaire après celui-ci...J'ai mal calculé.
Vous trouverez ci-dessous certaines de mes recettes, vous garderez à l’esprit que lorsque je dis cuit, je veux dire quand même très saignant, " bleu ". Généralement, excepté pour les aliments hachés, la contamination bactérienne des aliments crus est en surface. Si vous pouvez cuire la surface de l’aliment et laisser l’intérieur aussi cru que possible, vous éliminerez toutes les craintes et les risques d’une contamination par les salmonelles et les E.Coli, vous aurez une nourriture quasiment crue. " Nota bene " : certaines personnes évoquent l’utilisation de peroxyde pour éliminer les bactéries, je n’ai jamais essayé, aussi je ne ferai , cette fois, aucun commentaire sur le sujet. Le blanchiment des aliments, pendant une minute à l’eau bouillante, est efficace. Si la contamination bactérienne a gagné les tissus internes de la viande crue, cela signifie qu’elle est gâtée et l’odeur, ainsi que la couleur de celle-ci, devraient vous l’indiquer. Les putois européens et les furets sauvages de Nouvelle Zélande mangent souvent des charognes, leur système de défense immunitaire est donc efficace pour lutter contre ce type de bactéries. La résistance à ces bactéries est généralement acquise, suite à une exposition à long terme ; mais comme les furets de compagnie sont peu exposés à ce genre d’agression et donc peu résistants, je recommande de jeter toute viande douteuse.
RECETTES :
    • Le poulet ferretisé de Bob :

Couper des morceaux de poulet de 2,5cm sur 1cm (os inclus).
Dans un faitout ou une poêle convenant, faire fondre du saindoux pour obtenir une épaisseur de graisse fondue de 2-3mm, ensuite faites revenir rapidement les cubes de poulet afin de brunir la surface et de garder l’intérieur bleu (cru). Réservez les morceaux de poulet. Après égouttage et refroidissement, mettez ces morceaux dans un bol et pulvérisez dessus la ferretone. Ajoutez une demi-tasse de croquettes en poudre (prenez un moulin à café bon marché) et mélangez. Ensuite congelez de façon à ne pouvoir décongeler et utiliser que les portions de nourriture nécessaire.
    • Le shake au thon de " Foster " :

Prenez une boite de thon au naturel, mettez la dans un bol de mixer jus compris, ajoutez 1/8 de tasse de crème fraîche épaisse (N.D.T : les tasses US, les " mugs " me paraissent assez grandes environ 150cm3, donc à vérifier ? !) une cuillère à café de beurre de cacahuète et quatre os de poulet. Mixer jusqu’à obtenir une consistance crémeuse genre " milk shake ", au besoin étendre avec du pédialyte (N.D.T : de l’eau fait l’affaire)
    • Les bâtonnets (snacks) de " Bear " :

Prenez de la poitrine fraîche bon marché, enlevez le gras, découpez la viande en lanière de 5mm d’épaisseur, mettez les sur le plateau du déshydrateur, pulvérisez dessus de la ferretone à l’aide d’un atomiseur, saupoudrez sur le dessus de la farine d’os (pour consommation humaine)
    • La super soupe de " Stella " :

Portez à ébullition 2 litres (1/2 gallon) d’eau, plongez y les os de dinde ou de poulet restant de votre repas. Coupez en petits morceaux les restes de peaux, les gésiers et tous les restes, mettez les à cuire avec les os. Faire bouillir jusqu’à ramollissement des os (environ 20 minutes), ajoutez une cuillère à café de bouillon de poulet. Vous pouvez épaissir la soupe avec des croquettes broyées, de la " duck soup " (N.D.T : nom générique d’une soupe reconstituante pour furets malades ou convalescents à base de pots pour bébés, de nutrical, etc...voir les FAQ de Pamela Green........................................) ou de la crème fraîche.
    • La sauce " d’Appollo " :

A consommer tel que ou comme sauce pour accompagner d’autres aliments. Faites chauffer de l’eau, ajoutez une cuillère à soupe de saindoux, et faites le fondre. Pressez 4 pouces (2,5cm) de nutrical, ajoutez-les avec 6 gouttes de ferretone, épaississez l’ensemble avec des croquettes moulues.
    • Le stick à mâchouiller de " Tui " :

Achetez de la gélatine non aromatisée et bon marché, la dissoudre dans de l’eau bouillante jusqu’à ce que celle-ci ne se dissolve plus (solution sursaturée). Jetez y du poulet ou du boeuf haché, parfumez avec du bouillon cube de boeuf ou de poulet. Versez le mélange sur un plateau à cookies (si vous préférez, vous pouvez utiliser des moules à cookies ou des moules pour desserts à gélifier) et après solidification, les découper en rectangles. Mettez les dans le déshydrateur pendant plusieurs heures pour obtenir des rectangles caoutchouteux durcis. Vous avez obtenu un produit à mâcher peu onéreux pour votre furet.
    • Le ragoût pour carnivores :

Récupérez tous les restes de vos repas comportant de la viande, peau de poulet, os cassés ou écrasés, gésiers, gras et déchets.. Faire bouillir jusqu’à cuisson complète. Ajoutez des croquettes entières (1/3 du volume total)et si la préparation est pauvre en matières grasses, ajoutez un peu de saindoux ou d’huile de poisson.
La variété est la clef d’une alimentation équilibrée et même si les croquettes restent la base de la nourriture, l’introduction de nouveaux aliments accroît l’intérêt du furet. J’utilise en alternance des croquettes, un mélange de croquettes et de nourriture crue, ensuite n’importe quelle autre chose à laquelle je puisse penser. Je réalise ceci sur des cycles de 3 jours ; le jour où je donne les croquettes je les laisse à disposition toute la journée, pour les deux autres jours, je leur donne deux repas et entre temps la nourriture est mise dans le réfrigérateur.
Je donne les gâteries entre les repas ou après le repas du soir. Je donne une souris congelée par jour à certains de mes furets. "
 
 
Article 19 bis Régime alimentaire du furet posté au FFML le 14 juin 1998 (Diet 101).
Note du modérateur de la Ferret Mailing List (FML) :
Un chapitre 19 a été envoyé il y a deux jours, mais le chapitre 19 d’aujourd’hui est différent de l’autre ! ! !
Bob Church écrit :
"  La principale difficulté à vaincre pour améliorer la nourriture des furets n’est pas l’accès aux données nutritionnelles réelles des furets, ni de prendre la décision effective d’établir des changements dans l’alimentation de ses furets ; l’étape réellement la plus délicate est de convaincre nos petits monstres de manger autre chose. Vous pouvez proposer à vos furets des aliments qui feraient bondir de joie un putois mais que les furets regarderont dédaigneusement et repousseront. Vous leur en mettez un petit morceau dans la gueule, et ils le recracheront aussitôt avec l’air de dire : " recommence et je ferai mes crottes n’importe où, sauf dans les boites prévues pour ".
La difficulté réside dans les mécanismes de reconnaissance de la nourriture par les furets. Ils ont un instinct très prononcé qui leur fait attaquer les petits animaux en fonction de la façon dont ceux-ci se déplacent ou de leur vitesse de mouvement, mais la reconnaissance de la nourriture, elle, n’est pas instinctive, elle est inculquée par la mère et l’homme lorsqu’ils sont tout petit. La mère enseigne aux petits furets ce qui est bon ou mauvais, avant même que les furets aient les yeux ouverts et cette reconnaissance est enregistrée dans le cerveau via l’odorat. Ces choix alimentaires sont quasiment acquis pour le reste de la vie du furet entre le sevrage et l’âge de 4 à 6 mois. De 6 mois à 1 an, l’apprentissage à la reconnaissance de nouveaux aliments est réalisable ; au delà d’un an, les " jeux " sont quasiment faits. Dans le cas des furets, la reconnaissance de la nourriture n’est pas visuelle mais olfactive. Ceci signifie que si quelque chose n’a pas la même odeur que sa nourriture habituelle, le furet ne pensera pas que cela soit comestible.
*Remarque du CaCaland (N.D.T : il s’agit de la Californie où les furets sont interdits par la législation de l’état) : cela signifie que les furets ne sortiront pas pour détruire la faune locale ; un furet tuera un petit animal qui court devant lui, mais il ne prendra jamais un canard ou une souris pour de la nourriture, donc il n’ira pas à leur recherche pour les manger.
Cette mémorisation olfactive de ce qui est considéré comme nourriture ou ne l’est pas est difficile à contourner, voire dans certain cas impossible. Mais il existe un certain nombre de trucs qui permettent d’aboutir ; bien sûr dans le cas de furets âgés qui n’ont pas eu d’expériences de nourriture variée c’est pratiquement désespéré, mais il ne faut pas perdre espoir. Dès qu’un jeune furet arrive chez vous, la meilleure chose à faire est de commencer à lui donner une alimentation très variée durant toute la première année de sa vie. Ceci préparera votre furet à aimer une alimentation proche du " naturel " dont il a besoin physiologiquement (et psychologiquement) besoin pour être en bonne santé ! Commencez jeune et faites leur goûter à tout et vous n’aurez pas de problème par la suite. Pour les furets plus âgés, il y a des astuces qui ont fonctionné avec les miens.
Les furets qui n’ont jamais eu d’os savent très rarement quoi en faire. Tout d’abord habituez votre furet à manger du poulet en petit pot pour bébé, ensuite tremper le bout des os de poulet dans le pot afin de stimuler son désir de le croquer. C’est aussi une bonne façon pour essayer de leur faire manger des morceaux de viande de poulet. En réalité pour moi le passage a été plus graduel, avant de faire accepter les os de poulet , je suis passé par le bouillon de poulet, puis la crème de poulet, les morceaux frits, le poulet et enfin les os. Une fois qu’ils ont trouvé un aliment savoureux, ils l’acceptent sans problème. Avec certains furets, j’ai eu des difficultés à leur faire goûter les petits pots de poulet pour bébé, j’ai contourné le problème en mettant avec mon doigt un petit peu de crème de poulet sur le bout de leur nez, les obligeant ainsi à lécher, et donc à goûter, un peu de ce produit. Pour démarrer mélangez les petits pots avec 50% de crème fraîche épaisse (N.D.T : ou de graisse d’oie ou de canard au naturel) semble très efficace. Essayez plusieurs fois et au besoin, mettez en un peu directement dans la gueule, la plupart apprécieront ce mélange.
Une autre astuce consiste à essayer de faire correspondre l’odeur d’une nouvelle nourriture, avec une des odeurs que le furet associe à un aliment connu. J’utilise un moulin à café (environ 130FF) pour broyer ses croquettes préférées en une fine poudre. Cette poudre de croquettes peut servir à enduire de nouvelles croquettes, ou à restituer une odeur appréciée à de la viande crue ou cuite hachée finement. Cela marche très bien, plus la poudre est fine, plus c’est efficace.
Retirez la nourriture aux furets pendant plusieurs heures et ensuite présentez-leur la nouvelle, enrobée de poussière de croquettes. Cette méthode donne des bons résultats, principalement si le furet a bien faim. C’est à cette étape que beaucoup de personnes bloquent (" calent ") ; ayez la foi et laissez la faim aider à réaliser le transfert. Parfois, je prends un morceau de l’ancienne nourriture et un de la nouvelle et je leur présente alternativement jusqu’à ce que les deux soient mangés. En dernier recours, je réduis les croquettes en poudre (moulin à café), je mouds ou je mixe la nouvelle nourriture (pour la viande, j’obtiens une pâte). Mélangez ensemble et humidifiez avec du nutrical ou de la ferretone. Faire des petites billes avec le mélange et les sécher pour faire de nouvelles croquettes (N.D.T : pour cela il faut un déshydrateur ou les passer au four) .Une fois qu’ils mangent ces boulettes, diminuez, progressivement, la quantité de poudre de croquettes, jusqu’au moment où ils seront habitués à la nouvelle nourriture.
En définitive le goût et l’odorat sont relativement liés, voyez l’altération du goût quand vous êtes enrhumés. Votre furet a sûrement le sens du goût plus développé que le nôtre (leur palette des différents goûts est certainement équivalente à la nôtre, mais leur odorat associé est quant à lui beaucoup plus important (N.D.T: l’odorat du furet est plus fin que celui du chien). Je suis persuadé que les croquettes n’ont pas aussi bon goût les unes que les autres. Le goût et la texture de celles-ci sont certainement différents de ceux des aliments " naturels ", mais de toutes les façons les différences gustatives personnelles interviendront. Je n’aime pas les betteraves rouges, votre furet peut aussi ne pas aimer la nouvelle nourriture que vous voulez lui faire essayer. Si votre furet apprécie un assaisonnement particulier, libre à vous de l’utiliser pour masquer une nouvelle nourriture. Par exemple, " Bear " adore la sauce Taco bell épicée (N.D.T : attention à l’ulcère à l’estomac !) si j’en mets sur quelque chose, il le mange.
En définitive, vous voyez que les systèmes de reconnaissance de la nourriture sont programmés en " hard " dans le cerveau des furets, lorsque la période d’apprentissage de l’enfance est terminée. Faire accepter de nouveaux aliments aux furets revient à reprogrammer le hard de leur cerveau. Ce n’est pas facile et dans certains cas il est impossible de refaire les nouvelles connexions.
Pour l’introduction de nouvelles nourritures, utilisez votre sens commun, préférez une démarche progressive à des changements brutaux ; essayez de commencer par introduire des nouveautés dont l’odeur ou la texture sont proches d’une connue. Des petits changements progressifs, dans l’alimentation, semblent être la voie du succès ".
 
Article 20 Régime alimentaire du furet posté au FFML le 14 juin 1998 (Diet 101).
Bob Church écrit :
" Quelques commentaires finaux avant d’aborder la période des Questions-Réponses.
Un sujet qui est considéré comme un problème important et qui en réalité n’en est pas un, est celui de la viande crue abîmée. Les furets, domestiqués il y a plus de 2500 ans, furent principalement nourris avec de la viande crue durant toute cette période. Ils ont très bien survécu jusqu’à nos jours. Leur ancêtre le putois européen se nourrit toujours de viande crue comme il l’a fait pendant des millions d’années. Est-ce que certains de ces animaux ont attrapé des maladies et sont morts ? Assurément, je le pense, mais même si dans le passé une centaine de furets n’ont pas résisté à une intoxication alimentaire, cela n’a rien à voir avec la qualité nutritionnelle d’une alimentation proche du " naturel " ni avec le fait que de la viande crue est meilleure pour la santé des furets que les croquettes. Regardons les choses en face ; le risque est inhérent à la vie, cette dernière s’achevant de toute façon par la mort. La viande crue ne pose pas de problème, du fait que vous pouvez éliminer les traces d’une contamination microbienne par une cuisson légère ou des bains de peroxyde ou encore en achetant votre viande chez un bon boucher ou à l’abattoir. Un autre faux problème est l’assertion qu’un animal domestique doit manger des croquettes, car il est domestiqué. C’est l’exemple vivant d’une argumentation récurrente ou le fait que l’on veuille démontrer sert lui-même de preuve à l’axiome. Doit on punir les animaux qui mangent des animaux domestiques ? Doit on nourrir les animaux de zoo qu’avec d’autres animaux sauvages ? Comment nourrir les animaux semi-domestiques ? Avec leurs homologues ? Les croquettes ressemblent à des céréales de petit déjeuner, mais contiennent des protéines animales (un minimum). Qu’elle est donc la différence entre nourrir un furet avec de la viande crue ou avec des croquettes comportant des sous produits animaux ? Cela ne présente aucune différence éthique ou morale. Le troisième faux problème est l’idée reçue que de donner de la viande crue à un furet le rendra sanguinaire et augmentera sa tendance prédatrice. Foutaises.(N.D.T : entièrement d’accord, nos furets mangent de la viande crue, et parfois saignante, pratiquement tous les jours et ils ne sont pas devenus agressifs pour autant ! ils demeurent toujours aussi tendres et câlins...). Le soi-disant instinct de prédation est un instinct de prédation profondément enraciné comme le " clignement de l’oeil " et il est quasiment impossible à éliminer. Il est inscrit dans le code génétique ; mais le furet " apprend " ce qui est bon à manger, ce n’est pas inné et bon courage pour faire manger quelque chose de nouveau à un furet qui ne mange que des croquettes depuis plus d’un an.
Un exemple de ces faits est celui de la souris qui de temps en temps mange la nourriture du furet alors qu’elle en est suffisamment proche pour risquer de se faire attaquer. Ceci peut arriver pour deux raisons : les mouvements de la souris ne correspondent pas à ceux qui déclencheront l’attaque instinctive du furet et aussi parce qu’il ne voit pas de la nourriture dans la souris. Puisque la grande majorité des furets ne chasse pas pour survivre, comment expliquer que le fait de donner de la viande crue à un furet puisse augmenter ses instincts de prédateur.
Le quatrième faux problème est qu’il est cruel de nourrir un carnivore avec des proies vivantes. Ceci est vrai pour deux raisons, la mort est terrifiante et horrible, et les carnivores peuvent jouer avec leur proie avant ou après les avoir tuées. Je ne saurais vous dire ce qui se passe dans la tête d’une souris ou d’un poisson rouge lors de la prédation, ni ce que pense un furet quand il mange des croquettes. Je n’ai jamais conseillé de donner aux furets des souris vivantes ! Je considère que de manger des souris mortes est très bénéfique pour la santé des furets , en tout cas beaucoup plus que de manger des croquettes. Je ne sais pas quantifier la terreur, donc je ne saurais dire si une morsure subite à la base du crâne est plus ou moins terrifiante que d’attendre en file indienne à l’entrée de l’abattoir. Mais je peux dire ceci, les carnivores sont des spécialistes pour chasser, attraper, tuer et manger des animaux vivants et ils font cela depuis des dizaines de millions d’années. Il est aussi cruel d’obliger un carnivore à adopter un régime alimentaire d’un herbivore que de tuer un poisson rouge.
Le vrai problème est la qualité de l’alimentation variée que l’on donne aux furets. D’où vient la nourriture ? Avec quoi est-elle composée ? Savez-vous si celle-ci est équilibrée et/ou complète. Quels sont les effets de cette nourriture ? Là réside les problèmes, ce sont les questions à prendre en compte si nous souhaitons alimenter nos furets avec un régime optimisé qui les maintiendra en bonne santé et heureux. Chaque propriétaire de furet est un " gardien protecteur " qui fait l’interface entre le monde et le furet, le protégeant des risques et filtrant, autant que possible, les éléments perturbant sa vie. Une bonne partie de ce travail est la compréhension de ce qu’est vraiment un furet ; comment il a vécu et évolué, et quels sont les éléments qui préserveront son équilibre mental et physique. Si les soins à prodiguer aux furets ne sont pas compatibles avec les croyances et l’éthique du propriétaire, il parait souhaitable que cette personne choisisse un animal de compagnie dont l’alimentation ne lui posera pas de problème.
J’ai reçu récemment une lettre incendiaire et violente d’une personne n’admettant pas que je puisse conseiller de donner de la viande crue aux furets. J’ai été comparé aux vivisectionistes, à la Gestapo nazi, à un promoteur de génocide. Je suis bien pire que cela... Je préconise une discussion ouverte , de la réflexion, des échanges d’idées et de connaissances. Cela fait de moi un homme dangereux en vérité, pas comme ces personnes qui vous harcèlent et vous interdisent la communication parce qu’elles sont complètement " allumées " par leur propre croyance. Cette série d’articles sur l’alimentation n’a pas pur but de convaincre qui que ce soit, de quoi que ce soit, mais d’expliquer ce qu’est la nourriture et les besoins nutritionnels des furets. Chacun d’entre vous jugera de ce qui lui semble acceptable ou pas et de ce qui lui parait vrai. Je pourrais, de fait, argumenter sur la véracité de certaines de mes affirmations.
Ces articles ont été publiés avec l’idée de pouvoir lancer, après leur parution, une discussion ouverte, honnête et non émotionnelle sur les problèmes qui se posent aux personnes prenant soins des furets. Le but ultime étant d’améliorer la qualité des soins et de l’entretien de ces derniers. Pour que cette discussion libre puisse avoir lieu il est important de ne pas agresser ou de ne pas se moquer de ceux qui ont des idées différentes même si elles sont insensées ; se laisser aller à des remarques désobligeantes nous pénaliseraient tous, car elles réduiraient au silence (écrit) ceux qui craignent de telles démonstrations et de ce fait nous priveraient peut-être d’informations techniques, ou autres, importantes. Je pense que le débat sur ces questions doit être sage et avisé, mais l’agression de ceux qui ne partagent pas vos idées est immoral, aussi intolérable que de torturer à mort un furet. De telles personnes sont des néo-fascites " nazifiant " et n’ont aucune tolérance envers autrui. Pour éviter de tels abus et vous préservez des intolérants, vous pouvez me soumettre directement vos questions et suggestions, que je transmettrai à la FML dans la partie Q-N-A (Questions-Réponses) concernant les articles sur l’alimentation.
Lâchez la " meute " , envoyez les questions...>>
 
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